Johann Zarco, rayon de soleil du HRC
Meilleur temps de la Q1 (01:48.267), deuxième de la Q2 (01:48.227) à 140 millièmes de Marc Márquez, Johann Zarco a réalisé un très bon départ samedi lors de la sprint alors que le ciel menaçait. L'arrivée d'une pluie diluvienne aurait pu l'arranger, lui qui performe si bien dans des conditions extrêmes, mais le pilote LCR a trop attendu pour changer de guidon. Sa 8e place a finalement été perçue comme un bon résultant, quoique très frustrant.
Dimanche, sur une piste sèche, il a reculé au 4e rang mais a longtemps constitué une menace pour Jorge Martín, son ancien équipier chez Pramac, qui pilote une Aprilia officielle ultra-compétitive. Revenu à une seconde du Martinator, il n'a pas pu recoller et les Trackhouse d'Ai Ogura et Raúl Fernández ont fini par le doubler dans les deux dernières boucles.
Accueilli par des applaudissements dans son box, Zarco a analysé sa fin de course au micro de Canal+ : "J'étais pas mal derrière Martín, je n'arrivais pas à me rapprocher de lui, mais j'ai senti qu'à un moment, il avait du mal aussi. Du coup, je me suis dit que ça pouvait le faire. Et je crois qu'à cinq ou quatre tours de la fin, le pneu a commencé à vraiment chuter et la moto s'est mise à énormément bouger... Vu que ça bouge, ça ralentit moins bien, j'essaie de compenser dans le virage mais je glisse davantage. Et du coup je pense que j'ai perdu au moins quatre dixièmes au tour pendant deux tours".
Ce weekend andalou a été riche d'enseignements : "Mais je suis bien content parce qu'on voit de belles choses sur des courses comme ça. En fait ce sont les références parfaites quand on est dans les cinq premiers, pour voir où on perd, où on peut gagner peut-être, où on se sent bien, ça permet d'être en confiance et ça permet de faire des beaux pas".
Alors que le reste du contingent japonais a été classé de la 13e à la 18e place, Zarco a été le seul à sortir du lot.
Fabio Quartararo, lose andalouse
Septième de la Q1 (01:50.139), Fabio Quartararo a pris 3 points lors de la sprint avec une 7e place qui tient davantage au timing de son changement de moto qu'aux facultés de sa Yamaha.
La preuve a été apportée dimanche. Sur une piste sèche, "El Diablo" a fini à près de 30 secondes d'Álex Márquez, englué dans le trafic et dans une bataille entre pilote d'équipes japonaises. On l'a ainsi vu à la lutte avec Joan Mir, dans une bataille de champions du monde (2020 pour l'Espagnol, 2021 pour le Français) à la dérive.
En fait, il signe des chronos équivalents à la saison... 2020. "C'est inacceptable", s'est-il emporté vendredi. Après un samedi également peu concluant sous la pluie, il s'est montré cinglant après le Grand Prix : "rien ne s'est passé. Il n'y a pas grand chose à dire. J'ai essayé de piloter différemment, de comprendre si un autre style de pilotage pouvait aider. Malheureusement non. Mais honnêtement, je n'ai pas grand-chose à dire sur la course". Et de conclure : "le problème principal, c'est que l'an dernier la moto était correcte, mais avec deux gros soucis : le grip et la puissance. Mais aujourd'hui, le problème, c'est qu'on n'a aucun point fort".
Il s'est contenté de la 14e place, à plus de 3 secondes de Luca Marini. Sa dernière saison sur la M1 s'annonce très, très longue
