À la veille d'une étape effrayante avec 5 montées et 4400 mètres de dénivelé, les équipes de sprinteurs n'ont pas voulu échouer une nouvelle fois à envisager en vain une arrivée groupée à Verbania, avec l'ascension d'Ungiasca (3e catégorie, 4,7km à 7% de moyenne) à 17 bornes de la ligne.
Alors c'est une échappée constituée en plusieurs fois jusqu'à atteindre un total de 13 coureurs qui a pris plus de 11 minutes d'avance. Quatre fuyards se sont dévoilés : Michael Valgren, Alberto Bettiol, Andreas Leknessund et Josh Kench. Ce dernier a durci le rythme mais il n'a pas pu suivre Leknessund, plus à l'aise sur les forts pourcentages, tandis que Bettiol a lissé son effort pour rentrer sur le champion de Norvège.
Le vainqueur du Ronde en 2019 a su gérer sa montée avant de clouer Leknessund sur place à 150 mètres de la bascule et de lui mettre 20 secondes dans la vue. Une gestion de rusé renard qui lui a permis de s'envoler.
Déjà lauréat d'une étape du Giro en 2021, Bettiol a eu le temps de savourer tandis que Leknessund, déjà battu quelques jours plus tôt par Jhonatan Narvaez, s'est de nouveau contenté de la deuxième place, à 26 secondes de l'Italien. Jasper Stuyven termine 3e.
Afonso Eulálio reste en rose mais, selon toute logique, il devrait perdre sa tunique demain.
