La feuille de match et les statistiques de France-Espagne
Les notes de la France
Maignan 4 - Koundé 6, Upamecano 5, Saliba (non noté, puis Lacroix 5), Digne 2 (puis T.Hernandez, non noté) - Tchouaméni 3, Rabiot 3 (remplacé par Koné 5) - Dembélé 3, Olise 3 (puis Cherki, non noté), Barcola 5 (puis Doué, non noté) - Mbappé 3
Les notes de l'Espagne
Simón 7 – Porro 8 (puis Llorente, non noté), Cubarsi 7, Laporte 7, Cucurella 6 – Rodri 8, Ruiz 7 (puis Pedri, non noté) – Lamine Yamal 7, Olmo 8 (puis Merino, non noté), Baena 5 (puis Williams, non noté) – Oyarzabal 7 (puis Ferran, non noté)
Le MVP : Rodri
Un joueur de plus qui a été critiqué alors qu'il n'a eu de cesse de monter en puissance au fur et à mesure de la compétition. Depuis que la phase finale a débuté, le capitaine est un cran au-dessus de tout le monde au milieu. Ce soir, il a été monumental avec 11 duels gagnés sur 15 (dont un 4/4 dans les airs), comme au bon (pas si) vieux temps, celui où il était le Ballon d'Or.

Le Patron : Lamine Yamal
Tellement de pouvoir d'attraction que cela en devient risible. Sa seule présence a ouvert un espace béant à Pedro Porro sur le deuxième but. Et bien évidemment, son pressing a provoqué le penalty et une ouverture du score toujours cruciale dans un tel match. Sans compter un but refusé d'un cheveu pour hors-jeu sur lequel il avait ridiculisé la défense française. Décrié, contesté pour son manque d'apport statistique, il vient d'apporter une sacrée réponse, et encore une fois sans marquer !
La bonne surprise : Pedro Porro
Arrivé dans la peau d'un remplaçant, Pedro Porro a réalisé un match immense, tant défensivement qu'offensivement. Buteur de la tête en 1/8 de finale contre l'Autriche, il a récidivé, cette fois du droit après un une-deux parfait avec Dani Olmo, profitant de l'attention placée sur Lamine Yamal. Complètement sur la jante à sa sortie, il a tout donné, avec 4 duels remportés sur 6, à peine 7 ballons perdus et donc ce but du break qui a mis fin aux espoirs français. Dans l'ensemble, la défense espagnole a été impériale, avec une charnière Aymeric Laporte-Pau Cubarsí d'une rare sérénité et un Marc Cucurella qui a connu un sacré regain de forme dans la dernière demi-heure.
La déception : Lucas Digne
Il semblait avoir pris la mesure et de la concurrence de Théo Hernandez, et de l'événement. Son non-match du soir est donc totalement inattendu. Son pénalty concédé, bien sûr, totalement évitable, mais point d'orgue d'une prestation mièvre en attaque et désastreuse en défense, puisque le deuxième but vient de son côté, tout comme celui refusé à Lamine Yamal. Est-ce l'annonce de son prochain retour vers le PSG qui a modifié sa trajectoire ? En tout cas, il est passé à côté au pire moment possible. Mais il est loin d'être le seul, car la ligne offensive bleue a totalement disparu de la circulation du début à la fin.
