Les équipes de France se lancent dans les Mondiaux par équipes dans quelques heures. Les femmes débutent à 11h00 face à l'Allemagne, tandis que les hommes ont rendez-vous à 13h30 face à Taïwan. Deux gros premiers matches qui s'expliquent par le changement de format opéré par la Fédération internationale.
L'objectif est de gagner un maximum de rencontres dans leur poule de quatre pour obtenir le meilleur placement possible en phase à élimination directe.
"On commence directement dans le vif du sujet avec des poules très, très fortes. C'est des poules qui se jouent entre top 8 de la compétition. Donc moi, ça va être un peu ça mon défi sur cette compétition. Réussir à maintenir mon niveau sur la durée sans avoir trop de fluctuations", a estimé Alexis Lebrun (12ᵉ mondial) au CREPS de Nantes la semaine dernière, encore en plein stage de préparation.
Une période qui s'est très bien déroulée selon l'intéressé : "Vu qu'on n'a pas joué les deux derniers matchs de Pro A, ça m'a permis de m'entraîner un petit peu et de prendre un peu de temps pour moi à Montpellier. Là, je suis arrivé assez frais et ça m'a permis aussi de faire un bon début de stage. Je pense que toute l'équipe a conscience aussi qu'on a de grands objectifs".
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Des Bleus en confiance face à la Chine ?
Une compétition qui rappelle de très bons souvenirs aux Bleus, puisqu'ils avaient glané la médaille d'argent il y a deux ans à Busan (Corée du Sud).
"Pour moi, c'est toujours une compétition qui me tient à cœur. J'adore les compétitions par équipe, surtout avec l'équipe de France. C'est sûr que quand on voit l'équipe qu'on a, ça donne envie de se donner à fond parce qu'on sait qu'on peut aller chercher de grandes choses. Pour moi, c'est une compétition qui me tient beaucoup à cœur et j'ai envie de performer là-bas", a affirmé le frère aîné des Lebrun.
Comme il l'a justement fait remarquer, la dimension collective de son sport pourtant très individuel lui a toujours beaucoup plu.
"On fait un sport individuel, mais c'est le sport individuel le plus collectif parce qu'on a l'habitude de jouer par équipe depuis tout petit. Dans le système français, on joue beaucoup de matchs par équipe. Il y a toujours des compétitions par équipe. C'est quelque chose qu'on a l'habitude aussi d'affronter. Moi, c'est quelque chose que j'aime beaucoup. On doit plus s'adapter justement avec ce management, des compétitions, des moments de chacun. Quand il y en a un qui se sent moins bien, quand il y en a un qui se sent très bien, il faut réussir à faire en sorte que tout le monde se sente bien dans l'équipe. Mais à la fin, ce qui compte, c'est notre niveau de ping. On est les seuls à pouvoir le maîtriser."
Une dizaine de jours plus tard, la compétition va commencer et l'équipe de France compte bien faire peur à ses adversaires : "On a réussi à se construire un beau palmarès et maintenant, il faut qu'on arrive aussi à imposer ça à la table, à montrer que jouer contre l'équipe de France, ce n'est jamais une partie de plaisir. Et je pense que ça va être un de nos défis sur ce tournoi de consolider un petit peu ce qu'on a pu faire avec cette équipe pour se mettre en position d'aller chercher encore plus beau".
Alexis et ses coéquipiers partent tête de série N°2 et il faudra finir premiers de la poule pour espérer les N°1 : la Chine. Pourtant, cela fait plusieurs mois que la nation suprême fait moins peur. Selon certains, elle n'est plus aussi favorite qu'auparavant…
"Être en finale, ça serait génial. Après, je pense que la Chine, ça reste les favoris, mais ça me surprendrait… C'est sûr qu'ils ne soient pas en finale, mais je pense que c'est une des années où c'est le plus possible. Parce qu'il y a plein d'équipes qui sont au niveau. Je dirais qu'il y a 6-7 équipes qui sont en capacité d'aller battre la Chine et d'aller chercher le titre. Donc voilà, la Chine, bien sûr, est favori dans ce tas de 6-7, mais ils peuvent perdre sur pas mal d'équipes maintenant, ce qui n'était pas le cas à Busan", a-t-il déclaré.
Mais il préfère rester vigilant, car le Japon a également beaucoup progressé depuis deux ans. Avec Tomokazu Harimoto (3ᵉ) et Sora Matsushima (8ᵉ), il est armé pour aller très loin…
"Je mettrais le Japon aussi avec nous dans cette position d'outsider, parce qu'ils ont des performances assez exceptionnelles ces derniers temps, avec Harimoto qui est toujours au top niveau et Sora Matsushima qui a explosé récemment et qui joue très bien. Ils ont aussi un troisième joueur avec Shinzuka Togami qui est très performant. Je pense que c'est une équipe très complète."
