Après l'exploit historique de la veille, la première médaille mondiale par équipes de l'histoire du badminton français était assurée. Mais les Bleus en voulaient plus, et contre l'Inde, l'équipe de France pouvait légitimement être considérée comme la favorite.
Christo Popov 21-11, 21-9 Ayush Shetty
Depuis son sacre aux BWF World Tour Finals, Christo Popov semble évoluer sur une autre planète, ce qui a occasionné un titre européen en simple, entre autres choses. Aujourd'hui, il affrontait un badiste 18ᵉ mondial, mais qui a pris la foudre durant toute la rencontre.
Smashs surpuissants du fond du court, amorties parfaites, le Tricolore a fait souvent faire l'essuie-glace à son adversaire, qui a rapidement accepté la supériorité de son adversaire. Une victoire nette et sans bavures qui a parfaitement lancé les Bleus sur la voie du succès.
Alex Lanier 21-16, 21-18 Kidambi Srikanth
Le champion d'Europe 2025 affrontait un des meilleurs joueurs de l'histoire de son pays. Mais à 33 ans, l'Indien est en perte de vitesse. Néanmoins, il a quand même offert une opposition de qualité à l'ancien champion d'Europe, qui semble retrouver petit à petit son niveau réel.
Il a toutefois dû s'employer, notamment dans le deuxième set, durant lequel Srikanth a trouvé des ressources pour le faire douter. Lanier a dû serrer le jeu en fin de chaque manche, mais décroche une victoire logique, et à ce moment-là, on ne voyait pas comment les Bleus pouvaient perdre.
Toma Junior Popov 21-19, 21-16 H. S. Prannoy
Premier volant de match pour l'aîné de la fratrie Popov, contre un adversaire largement abordable sur le papier. Mais il a dû négocier un premier set ultra-tendu, qu'il a fini par conclure à force d'efforts et de courses aux quatre coins du court. Une fois en tête, il a su finir le travail, nanti de son expérience de ce genre de situation.
3-0, net et sans bavures. L'équipe de France est en finale, une page de plus dans la campagne historique qu'elle est en train de vivre. Demain, ce sera une autre histoire contre la Chine, mais le badminton français est décidément dans une des plus belles périodes de son histoire.
