Le pilote de 35 ans, devenu le premier Tricolore à s'imposer au GP de France depuis 1954, tentera encore de "saisir l'opportunité si elle se présente, comme l'an dernier", alors que de la pluie est à nouveau annoncée dimanche.
Que représente la victoire au Mans en 2025 pour vous ?
"C'était juste incroyable. C'est comme une grosse vague et on surfe toujours dessus. Les partenaires aussi surfent sur cette vague. Revenir sur les lieux de ce succès, c'est clair que ça me rappelle ces bons souvenirs. Je m'estime hyper chanceux d'avoir vécu cela. Du coup, j'apprécie beaucoup ce moment. Tout ce qui se passe depuis un an, pour moi, c'est tout bénef".
Cette victoire a-t-elle changé le regard des gens ?
"La passion des adultes est toujours la même. Ce qui a changé, c'est le regard des enfants. Grâce à ce succès, ils associent Zarco et victoire. Du coup, dans leur tête, ils ont peut-être l'impression que je gagne tous les Grands Prix parce que peut-être que leurs parents ont regardé en boucle la course. Pour moi, la différence ça a été que les enfants me supportent beaucoup plus. C'est cet instinct primaire qui fait qu'on supporte celui qui gagne. Et ça fait plaisir à voir, c'est énorme. Surtout en grandissant, en ayant plus de maturité et en prenant le temps d'observer, on regarde plus profondément dans leurs yeux et c'est très touchant".
Votre approche de la course a-t-elle changé cette année ?
"Non, pas du tout. Je veux juste essayer de garder les bonnes sensations sur lesquelles j'ai terminé mon dernier Grand Prix en Espagne (7e fin avril, ndlr) et améliorer ces sensations. J'ai eu une bonne évolution sur la moto et je crois toujours que techniquement il y a des choses à gagner. Donc en fait, je suis toujours dans cette quête de performance sur la moto, en me disant que si je trouve ces sensations qui me manquent encore, les résultats seront là."
Comment jugez-vous votre début de saison ?
"J'étais bien en dessous de ce que j'avais estimé. En voyant la moto évoluer, je pensais être dans le top 10 et être en mesure, parfois, de me rapprocher du top 5 (14e au classement général avant le GP du Mans, ndlr). Et finalement j'ai débuté l'année en étant difficilement dans le top 10. Mais j'ai commencé à avoir de meilleures sensations à Austin (Etats-Unis) et j'ai réussi à répéter cela à Jerez et cela m'a amené à me battre pour le Top 5. La pluie m'a aidé à partir en deuxième, c'est vrai, mais le rythme était là. Entre avoir du mal à être dans le Top 10 et avoir le rythme des Top 5 en Espagne, ça montre que le niveau que je pensais possible d'atteindre existe".
Votre objectif ce week-end c'est donc de poursuivre sur cette lancée ?
"Oui c'est complètement l'objectif. Etre dans les cinq-sept premiers, car ce sont des belles places. Il faudra trouver, sans s'énerver, les bonnes choses à faire sur la piste pour que ça paie. Il ne faut pas se disperser et vraiment arriver à réussir le tour au bon moment".
De la pluie est annoncée dimanche pour le Grand Prix. Est-ce que cela vous réjouit ?
"Je n'espère pas particulièrement la pluie, je ne compte pas dessus, mais si ça vient, alors je reste zen en me disant qu'il y aura un meilleur coup à jouer. Il faudra saisir l'opportunité si elle se présente, comme l'an dernier".
