"Je ne m'en souviens pas (de l'accident) parce que tout est allé très vite. J'ai juste senti un gros choc et je ne l'avais pas vu venir. Et la voiture était cassée. Je suis allé dans l'autre mur, je ne pouvais pas l'arrêter. Ça montre juste à quel point il faut être concentré et je ne l'étais pas", a regretté le Parisien.
Initialement neuvième des qualifications, Hadjar avait été disqualifié à cause d'un plancher non conforme et s'était élancé en 22e et dernière position depuis la voie des stands car son écurie avait effectué des modifications sur sa voiture. Le Français avait réalisé un très bon début de course et pointait au 14e rang avant son erreur.
"J'avais des sensations incroyables dans ces premiers tours. J'arrivais très facilement à doubler. La dernière voiture que j'ai doublée était celle de (Arvid) Lindblad. Je volais depuis les stands, après juste trois tours de course, et je pense qu'on avait un très bon rythme. Je me sentais bien", a-t-il expliqué.
"L'équipe et moi, nous avons fait des erreurs ce week-end donc c'est un peu un désastre des deux côtés", a-t-il ajouté.
Juste après l'accident, Hadjar a exprimé sa colère en tapant plusieurs fois sur son volant de dépit.
"Je suis fâché parce qu'il y avait du rythme. Ça remontait tellement facilement que je jette des points à la poubelle bêtement. Vraiment, je suis très frustré. En plus, j'ai fait mal à la voiture donc ça compte aussi", a lâché le Français au micro de Canal+.
"Tout le week-end, j'étais à la limite et j'étais à l'aise avec cette limite. Là, ça ne l'a pas fait. Je n'ai pas été assez précis, j'ai pris trop de risques et sur une course qui fait 57 tours, c'est normal qu'à un moment donné, ça touche. Je n'ai pas été très intelligent", a-t-il conclu.
