Deux victoires sur les trois derniers week-ends de course, la Scuderia Ferrari a matérialisé ses progrès par des succès importants à Barcelone, puis à Silverstone.
Des circuits où l'écurie italienne n'est pas particulièrement à l'aise en regardant l'histoire récente. Pour preuve, avant le triomphe de Lewis Hamilton en Espagne, il fallait remonter à 2013 pour trouver un pilote en rouge rapporter les 25 points à l'issue des 66 tours. C'était Fernando Alonso qui y était parvenu devant son public.
Ce n'est un secret pour personne, Ferrari cherche à dominer durablement ses concurrents depuis longtemps désormais. Les années Schumacher paraissent très lointaines. Et bien que Kimi Räikkönen soit le dernier pilote à avoir été titré dans une monoplace construite à Maranello (2007), les observateurs et supporters en veulent naturellement plus. C'est pourquoi – entre autres –, les victoires de la Scuderia restent éparses depuis plusieurs saisons.
À ce sujet, le circuit de Spa-Francorchamps n'a plus vu une voiture rouge gagner récemment. Charles Leclerc l'a fait pour la dernière fois, c'était en 2019. Une époque où Ferrari avait justement progressé vis-à-vis des performances de Mercedes.
Par ailleurs, il est intéressant de rappeler que l'écurie italienne n'a plus levé les bras au Japon depuis 2004, en Chine depuis 2013, au Brésil et en Hongrie depuis 2017 et au Canada depuis 2018. Des séries encore moins flatteuses que celle en Belgique. À noter que pour le Grand Prix des Pays-Bas – qui a tout de même été absent du calendrier de 1986 à 2020 –, Ferrari n'y a plus connu de succès depuis 1983 !
Pire encore, à Abu Dhabi, il n'y a jamais eu de victoire depuis la toute première édition en 2009… Même constat pour le Grand Prix d'Azerbaïdjan, arrivé au calendrier en 2017. Cela n'est pas forcément significatif, mais ça prouve bien le déficit que subit la Scuderia sur certains tracés.
En Belgique ce week-end, elle part avec un désavantage structurel. Cependant, les espoirs sont tout de même permis au regard des dernières semaines.
Une configuration peu favorable...
Avant tout chose, il convient de souligner une statistique importante. En 2022, 2023 et 2024, une Ferrari s'est en effet élancée à chaque fois de la pole position. Mais pour le coup, ce n'est pas le résultat d'une performance majeure puisque Max Verstappen a perdu des places sur la grille pour des changements de pièces.
Ainsi, même en qualifications, la Scuderia n'est pas particulièrement à l'aise. Cela ne veut pas dire que Leclerc et Hamilton ne peuvent pas être meilleurs que les Mercedes samedi. En revanche, ce n'est pas le scénario le plus probable.
Cette saison, la nouvelle règlementation devait rebattre les cartes. Il s'avère que l'écurie dirigée par Toto Wolff possède un avantage particulièrement impressionnant sur la piste grâce à un package moteur/batterie particulièrement puissant. Cela permet à Kimi Antonelli et George Russell de dominer plus facilement leurs adversaires. Sur le circuit de Spa, ils ne devraient pas avoir de mal à dérouler dès les premières séances d'essais libres ce vendredi.
Avec plus de 7 km d'asphalte, de longues lignes droites et ses 19 virages, le tracé belge devrait être un sacré terrain de jeu pour les leaders du Championnat du monde.
Du côté de Ferrari, il faudra compter sur la compétence de ses ingénieurs pour espérer maximiser et se rapprocher au maximum des Flèches d'Argent qui ont vu leur avance se réduire depuis un mois.
Quel résultat en perspective ?
Qui aurait pu prédire deux succès de la bande de Frédéric Vasseur en l'espace de quatre semaines ? Pas grand-monde. À Barcelone et à Silverstone, l'écurie italienne a marqué les esprits de la plus belle des manières.
Le suspense fait d'ailleurs de nouveau partie de l'équation de cette saison 2026. Et nous n'avons pas encore vu ces monoplaces à Spa-Francorchamps. Une curiosité qui devrait faire un bel effet tout au long du week-end. Maintenant, il est certain que Ferrari ne sera qu'un outsider, alors que Mercedes compte bien remettre les pendules à l'heure à une semaine de la pause estivale…
