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A Spa, Max Verstappen a besoin d'un retour flamboyant pour entreprendre son futur à Red Bull

Max Verstappen et ses ingénieurs à Silverstone.
Max Verstappen et ses ingénieurs à Silverstone. Reuters/Peter Powell

En difficulté durant le mois passé, Max Verstappen a soufflé le chaud et le froid sur les circuits d'Europe. Le quadruple champion du monde est toujours capable de remonter la pente et jouer le titre, mais cela devra arriver le plus rapidement possible avant qu'il ne se fasse totalement devancer par les Mercedes, Ferrari et McLaren.

103 points. C'est le nombre d'unités qui séparent Max Verstappen de la première place du classement pilotes. Victime de plusieurs abandons ainsi que d'une voiture qui ne lui convient pas, le Néerlandais peine à rester consistant cette saison. Malgré les efforts, le tout ne semble pas fonctionner, le laissant seulement 7e parmi les 22 coureurs de la grille. Une dynamique qu'il tentera d'inverser sur l'un de ses circuits préférés : Spa.

Sortir de la mauvaise passe

Le changement des régulations a bouleversé les normes cette année. Pas vraiment à l'aise à bord de sa nouvelle Red Bull, Verstappen s'était plaint dès le premier Grand Prix, comparant les voitures à celles de Mario Kart. Depuis, des avancées ont été faites, et des précisions ont été apportées par la FIA. Plus à l'aise, le Néerlandais a pu se reconcentrer sur son pilotage et tenter de viser les sommets. Seulement, il n'a jamais vraiment réussi à retrouver une régularité importante qui le mènerait à se battre complètement pour le titre.

Par exemple, il a touché près du but à Monaco, avec un 2nd meilleur chrono lors de la séance de qualifications. Mais, un souci au démarrage de la course l'a empêché de prendre le moindre point. A Barcelone, il a réussi à se hisser à la 4e place. Cependant, le podium n'était pas à portée de main. Il a retenté sa chance à Spielberg, cette fois-ci se dressant sur la 2nde marche, mais en sortant de piste à la fin des qualifications. Et si on pensait qu'il était bel et bien de retour, son week-end à Silverstone a prouvé le contraire. Toujours en difficulté, le pilote a fini 6e en sprint. Il s'est battu durant toute la journée de dimanche, pour finalement lâcher la 3e place en jeu lors d'un nouvel incident en fin de course.

Autant dire que les week-ends ne sont pas idéaux pour lui. D'ailleurs, il n'a pas hésité à souligner la situation dans les médias. "Ça n'avance tout simplement pas", a-t-il affirmé, excédé par sa sprint. "Il n'y a plus la même puissance qu'avant. Il y a clairement un problème avec le moteur que nous n’arrivons pas à identifier, et cela m’inquiète."

Visiblement très affecté par sa course principale, le pilote tentera de reprendre de belles couleurs dans les Ardennes. Mais la tâche sera difficile. Lors d'une session média en Angleterre la semaine dernière, Verstappen a dévoilé que Spa serait "un autre trou dans le coeur, parce que la puissance sera comme à Silverstone."

Silly season on the way

Les difficultés de Verstappen surviennent au moment de la "silly season". La période de pause estivale, accompagnée de rumeurs de changements d'écuries. Si le pilote est lié à Red Bull jusqu'en 2028, une clause de sortie dans son contrat lui permettrait de bouger en cas de mauvais résultats (au moins top2) avant cette trêve. 

Or, la rupture commence sérieusement à pointer le bout de son nez avec la structure. 

"Max n’est pas satisfait de l’équilibre de la voiture", a récemment déclaré Laurent Mekies. "C’est un fait. Il estime que les performances intrinsèques de la voiture pourraient déboucher sur de bien meilleurs résultats si nous parvenons à résoudre les problèmes d’équilibre auxquels nous sommes confrontés."

"J’espère donc que nous serons en meilleure posture à Spa, mais d’un point de vue des caractéristiques du circuit, cela devrait être assez similaire à Silverstone, et j’espère que Budapest nous offrira un tableau différent."

Et si cela n'est pas possible, il sera réellement temps pour le pilote de considérer son avenir. Des rumeurs ont déjà commencé à émerger dans les paddocks. Le choix le plus judicieux serait un mouvement du côté de McLaren. Mais, la voiture n'est pas non plus la meilleure du circuit cette saison. De plus, si la piste d'un échange avec Oscar Piastri a été avancée, le manager de l'Australien, Mark Webber a répondu qu'il s'agissait de "fiction". 

La voie semble donc bouchée du côté de l'écurie papaye. Puisqu'il en est de même à Ferrari (Charles Leclerc a renouvelé son contrat en juin dernier, tandis qu'il reste une année à Lewis Hamilton), et que Mercedes ne semble pas vouloir se séparer de George Russell (une clause permet au Britannique de prolonger son contrat d'un an), Verstappen n'a pas de réelle option.

En attendant, il pointe à la 7e place du classement pilotes (76 pts) et est menacé par son propre coéquipier, Isack Hadjar (52 pts).

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