La France était le seul championnat professionnel au monde à autoriser douze remplacements en cours de match, permettant à des joueurs sortis d'entrer de nouveau en jeu au nom de la santé des joueurs.
Mais cette expérimentation "n'a produit aucune amélioration probante" estiment la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR) dans un communiqué conjoint, pour justifier le retour à huit changements, autant que de joueurs sur le banc.
Les instances espèrent ainsi "augmenter le temps de jeu effectif tout en réduisant les temps improductifs".
Elles comptent aussi demander à la fédération internationale de mettre en place "une expérimentation visant à réduire le temps accordé pour taper une pénalité et une transformation à 45 secondes", contre 60 secondes actuellement, et 90 secondes jusqu'en 2023.
Les deux instances ont de nouveau critiqué la mise en place du carton rouge 20 minutes, qui permet d'exclure un joueur définitivement mais à son équipe de le remplacer au bout de 20 minutes. Cette règle est qualifiée de "danger majeur pour le rugby".
FFR et LNR militent pour que les règles du Top 14 sur ce carton rouge de 20 minutes soient mises en place au niveau international, avec notamment la possibilité pour l'arbitre central de "donner directement un carton rouge 20 minutes sur le terrain". Les deux instances souhaitent par ailleurs que ce carton soit renommé, "pourquoi pas en carton orange" comme en Top 14.
Elles sont aussi favorables à ce que le bunker, dispositif seulement opérationnel actuellement au niveau international et qui permet de revoir l'action qui a valu un carton jaune à un joueur pour potentiellement aggraver la sanction, puisse "donner un carton rouge définitif", et non plus avoir comme plafond le carton rouge 20 minutes.
