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Sur sa forme physique.
Sans rien enlever au Giro, c’est vrai que je n’ai pas eu à me donner à fond et que je ne suis pas sorti du Giro à bout de forces. Il faut donc aussi s’assurer que tu puisses récupérer plus vite après et reprendre l’entraînement pour retrouver un bon rythme plus rapidement, car si tu es à bout de forces après le Giro, il te faut deux semaines, voire plus, pour récupérer, et il est alors difficile de commencer à se préparer pour le Tour, car celui-ci approche déjà à grands pas. Donc, en ce qui me concerne en tout cas, j’ai bien terminé le Giro et j'ai pu assez rapidement commencer à me préparer pour le Tour.
Sur l'absence de Wout Van Aert
C'est évidemment un coup dur pour nous qu'il ne soit pas là. C'était un élément très important, tout d'abord samedi, mais aussi tout au long du Tour. Je pense qu'il a montré à maintes reprises à quel point c'est un gars formidable, et j'ai d'ailleurs eu une brève conversation avec lui ; c'est vraiment dommage qu'il ne soit pas là.
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Si son équipe est plus forte que celle de Tadej Pogacar.
Je pense qu'il est difficile de faire une telle comparaison. À mon avis, quand on y regarde de plus près, UAE dispose d’une équipe très, très solide. Elle possède un effectif très performant et, selon moi, c’est également notre cas. Nous avons une très bonne équipe pour les étapes de montagne ainsi que pour les contre-la-montre par équipe. Donc, plutôt que de nous concentrer sur leurs points forts, nous essayons de nous concentrer sur les nôtres et nous construisons ici une équipe en laquelle je crois et en laquelle l’équipe croit vraiment.
Sur sa forme par rapport à celle de l'année dernière.
Plus fort. Je dirais même que je suis plus heureux sur le plan mental aussi. J'ai passé une très bonne année jusqu'à présent et j'ai pris un peu plus de plaisir à rouler cette année que l'année dernière. On a essayé quelque chose de nouveau, ce qui était d’ailleurs prévu, car on s’est rendu compte après l’année dernière que ce n’était pas vraiment très agréable de faire la même chose chaque année. Alors maintenant, on essaie de changer, de varier un peu la préparation pour le Tour, et ça se passe vraiment bien cette année. Donc, mentalement aussi, je suis dans une très bonne passe. Tu es quelqu’un de bien et tu fais partie d’une bonne équipe.
Sur son entente avec son équipe
Je pense, bien sûr, que c’est aussi un élément très, très important pour former une bonne équipe. Mais c’est en fait quelque chose que nous avons connu pratiquement chaque année : une très bonne ambiance au sein de l’équipe. Parfois, c’est le Tour de France, et beaucoup de choses prennent des proportions démesurées sans raison. On a parfois l’impression qu’il y a un problème au sein de l’équipe, mais il n’y en a jamais eu.
Sur l'importance de Sepp Kuss dans l'équipe.
Sepp a participé à tous les Grands Tours remportés par l'équipe, sauf le Giro l'année dernière. C'est donc évidemment un élément très important, non seulement pour moi, mais aussi pour l'équipe. Il contribue à créer une bonne ambiance. Sepp est un type sympa. Et sur le plan personnel aussi, j'apprécie toujours d'être avec lui. Et pour moi, au Giro, le fait que nous ayons pu remporter cette étape était vraiment incroyable.
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Sur le fait d'aborder le Tour de France en ayant déjà gagné le Giro.
D’un côté, bien sûr, j’ai déjà réalisé une très bonne saison jusqu’à présent avec les trois courses que j’ai disputées. Évidemment, cela enlève un peu de pression, tant pour moi que pour l'équipe, mais le Tour de France reste la plus grande course. C'est toujours celle que l'on veut vraiment remporter. Je ne dis pas que je ne suis pas satisfait de ce que j’ai déjà remporté cette année, car je suis extrêmement heureux d’avoir gagné le Giro d’Italia et d’avoir désormais remporté les trois Grands Tours. Mais encore une fois, le Tour de France est tout simplement la plus grande course de l’année et je suis ici aussi pour viser la victoire.
Sur son changement d'entraîneur.
Je pense que le changement de préparateur physique est survenu un peu plus tard et de manière un peu plus soudaine. J’étais très content d’avoir Tim comme entraîneur quand il faisait partie de l’équipe. Il m’a entraîné pendant huit ans et je lui suis vraiment reconnaissant pour ce qu’il a fait, mais il a choisi de quitter l’équipe et je respecte sa décision, j’ai donc dû changer d’entraîneur. Maintenant, j’ai Mathieu Heijboer, et c’est aussi un très bon entraîneur, donc ce n’est pas comme si je manquais d’un bon entraîneur depuis son départ. Côté entraînement, ce n’est pas tant que nous faisons les choses différemment. C’était plutôt le programme global en vue du Tour qui m’a fait ne pas avoir vraiment envie de refaire cette année ce que j’avais fait ces cinq dernières années. Ça ne me motivait pas beaucoup de faire toujours la même chose encore et encore, et j’avais personnellement besoin de changement. Nous avons donc décidé de tout changer et de faire le Giro.
Sur le fait d'avoir déjà réussi à lâcher Tadej Pogačar.
Je continue de penser que Tadej Pogačar est le meilleur coureur qui ait jamais évolué dans un peloton, donc le fait d’avoir réussi à le distancer est pour moi quelque chose de vraiment incroyable. C’est une fierté immense, et cela me motive à essayer de le refaire, à tenter le coup cette année, pour me donner la confiance nécessaire et prouver que je fais partie de ceux qui sont capables de s’échapper.
