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"Nous n’étions pas au courant de ce que faisait Negreira", déclare un ex-président de la RFEF

Ángel María Villar, ancien président de la RFEF.
Ángel María Villar, ancien président de la RFEF.Europa Press/Zuma Press/Profimedia

Ángel María Villar (76 ans) a affirmé ce mardi que durant son mandat à la présidence de la RFEF, qui s’est étendu de 1988 à 2017, « il n’a eu connaissance de rien » concernant les paiements effectués par Barcelone à l’ex-vice-président du CTA José María Enríquez Negreira et que, s’il l’avait su, il serait intervenu.

"Lorsque j’étais président, il siégeait au conseil d’administration des arbitres et nous n’étions au courant de rien à ce sujet. Si nous avions eu connaissance de ces faits, nous aurions dit ‘tu ne peux pas être ici car tu es lié à un club’", a expliqué Villar.

L’enquête judiciaire en cours sur l’« affaire Negreira » porte sur les 7,3 millions d’euros que le Barça a versés à Enríquez Negreira et à son fils Javier entre 2001 et 2018, période qui coïncide avec la présidence de Villar à la tête de la RFEF.

Il a affirmé ne pas avoir de position tranchée sur ce dossier car il ne dispose pas de la documentation nécessaire. "On dit, on écrit… s’il vous plaît, je veux vraiment voir les faits et, en fonction de la réalité de ces faits, je donnerai mon avis."

"Je ne sais pas où en est la situation de cet homme dans la procédure pénale, c’est pourquoi j’évite de me prononcer. Même si d’autres médias affirment que c’est comme ci ou comme ça, si on devait croire tout ce que disent les médias, on pourrait tout arrêter", a-t-il ajouté lorsqu’on lui a demandé si le Barça devait recevoir une sanction sportive pour l’« affaire Negreira ».

Pour justifier sa prudence, il a souligné que lorsqu’une enquête judiciaire est ouverte après l’ouverture d’une procédure sportive, celle-ci reste en suspens jusqu’à la fin du procès pénal.

Villar s’est souvenu de la fermeture du Camp Nou lorsque une tête de cochon avait été lancée sur le joueur du Real Madrid Luis Figo et, finalement, la justice avait obligé à annuler la sanction.

Face à ceux qui lui reprochaient d’avoir favorisé le Barça durant son mandat à la RFEF, Villar a précisé qu’il a toujours été supporter de l’Athletic, où il a joué, et que le deuxième club qu’il "a admiré" a été Madrid.