Mené 2-0 par l'Olympiakos, Monaco avait l'obligation de gagner à Gaston-Médecin pour encore rêver du Final Four d'Euroleague. Après tout, l'Hapoël Tel-Aviv venait bien d'y arriver contre le Real Madrid (76-69).
La Roca Team a débuté tambour battant avec un partiel 7-0. D'emblée, cela a tourné au concours de tirs à 3-points entre Mike James (2/2), Thomas Walkup (4/5), Kostas Papanikolaou (2/2) et Jarod Blossomgame. Le rythme imprimé par l'équipe du Pirée, première de la saison régulière, couplé à l'adresse à longue distance (50%) et à une domination claire au rebond (12 rebonds dont 5 offensifs, à 6 tous défensifs) ont confirmé l'écart de niveau à la fin du premier quart (17-26).
Pas facile de ne jouer qu'avec 8 joueurs, tandis que Nikola Mirotic, Daniel Theis et Alpha Diallo sont blessés, surtout contre une telle armada. Avec l'entrée d'Evan Fournier, l'écart a encore grandi, notamment avec deux tirs primés du Français (20-38). Parti très fort, James a progressivement disparu et même manqué un lay-up facile qui a fini en perte de balle et un nouveau 3-points (38-58). À la pause, c'était plié (40-61).
Même sans être à fond, l'Olympiakos a continué de surclasser Monaco dans tous les compartiments du jeu. C'est principalement Matthew Strazel qui a dirigé la Roca Team et évité le marasme. Monaco a obtenu une petite victoire : remporter le 3e quart-temps (24-21) mais avec 18 points de retard (64-82), il aurait fallu un miracle pour contester l'hégémonie athénienne.
Avec l'énergie du désespoir, Monaco est revenu à -12 (70-82). Las, Alec Peters et Fournier ont aligné 6 points pour redonner de l'air à l'Olympiakos (70-89). La Roca Team s'est rebellé pour de nouveau raccourcir l'écart (79-91) mais cela a eu un prix : Strazel a été ciblé et a dû sortir à 5 minutes de la fin.
Avec la 5e faute de Nemanja Nedovic, Monaco a fini avec seulement 6 éléments mais l'Olympiakos avait déjà dépassé la barre des 100 points (82-105).
Sans surprise, la Roca Team achève son parcours européen contre un cador et c'est probablement toute une génération qui a disputé son dernier match continental.
