Sa famille, ses amis, ses coéquipiers mais aussi des fans étaient réunis pour une messe d'hommage dans l'église catholique St-Peters du quartier de Nyasimba, a constaté l'AFP. Beaucoup pleuraient quand son cercueil est entré, entouré de joueurs de son club du SC Villa.
"Mon frère se consacrait à sa carrière (...) il dédiait son temps au football et nous pensions qu'un avenir encore meilleur l'attendait. C'est triste que nous ne puissions voir cet avenir", a déclaré à l'AFP Obin Owori, cadet de David Owori, en marge de la messe.
Asan Kasingye, porte-parole du SC Villa, club le plus titré d'Ouganda, a indiqué à la presse qu'Owori avait été victime mardi soir "d'une embuscade de voyous, alors qu'il rentrait chez lui, au cours de laquelle il a reçu des blessures potentiellement mortelles".
Il a été conduit à l'hôpital où il est décédé mercredi, selon le SC Villa, dénonçant dans un communiqué "un acte insensé" qui "a privé le club et le pays d'un capitaine dévoué et un sportif prometteur et ne devrait pas rester impuni". "Nous remercions Dieu d'avoir eu David dans nos vies", a déclaré depuis l'autel le père Lawrence Ssemusu qui dirigeait la messe.
S'adressant aux fidèles, le vice-capitaine du SC Villa, Arnold Odong, a raconté que quelques heures avant l'agression, Owori lui disait sur le terrain d'entraînement avoir hâte d'être chez lui pour l'anniversaire de son fils. "Et malheureusement, il n'a jamais pu arriver à la maison pour fêter l'anniversaire de son fils", a-t-il déclaré. "Je sais très bien que dans son coeur, où il est désormais, il nous regarde et n'attend pas que nous nous lamentions et pleurions (...) mais de respecter l'héritage qu'il laisse derrière lui".
L'agression mortelle de David Owori intervient deux mois après la mort du rugbyman international Sydney Gongodyo, 27 ans également, tué par une foule en colère après avoir été accusé d'avoir volé le sac d'une femme.
