Le club double champion d'Europe a écrasé son adversaire en inscrivant quatre buts dès les seize premières minutes de jeu – nouveau record de précocité pour un score aussi ample dans la compétition – mais ne s'est pas contenté de cela, en inscrivant deux autres buts en seconde période.
"Si je dois souligner une chose, c'est la mentalité avec laquelle on a joué", a commenté Luis Enrique. "On a joué de la même manière quel que soit le score. Aujourd'hui, on a montré l'ambition qu'on a en tant qu'équipe."
Contrairement à son match ambivalent sur la pelouse de Manchester City (4-2), où il a mené 3-0 à la mi-temps avant de subir une remontée presque victorieuse du club anglais en seconde période, le club parisien n'a cette fois jamais relâché sa pression.
Pour la joie de son entraîneur : "En finale de la Ligue des champions contre l'Inter (5-0 il y a deux ans, NDLR), on n'a jamais pensé à se fermer et à défendre un résultat. Notre manière de respecter l'adversaire, c'est de jouer avec la même intensité tout le temps".
Ses joueurs ont été "très efficaces dans la pression et dans les occasions créées", a-t-il affirmé par ailleurs.
Mais comme à son habitude, l'Asturien a tempéré la très belle forme de son équipe, en tête de la phase de ligue avec quatre succès en autant de matches et une moyenne de cinq buts inscrits par rencontre : "Pour l'instant, ça ne vaut rien. Il n'y aura qu'un champion, ce sera après la finale à Madrid, et l'important, ce sera d'y être. Je suis content de l'ambition de cette équipe, de la performance de mes joueurs, mais la compétition ne commencera qu'en février et mars (lors de la phase finale, NDLR)".
Quelques minutes plus tard, l'entraîneur de Villarreal Inigo Pérez a logiquement tenu un discours bien différent, regrettant le début de match, un "coup de massue", et repoussant les questions sur sa personne au deuxième plan.
