Villarreal aime les derbys régionaux et c'est heureux. Avec 7 points pris sur 9 contre Elche (0-0), Levante (3-1) et Valencia (1-2), le sous-marin jaune a préservé l'essentiel même si, avec seulement 12 unités prises en 11 journées, les débuts sur le banc d'Íñigo Pérez ne sont pas ceux espérés.
Prendre la suite de Marcelino García Toral n'était pas un cadeau, même pour le jeune coach qui a amené le Rayo Vallecano en finale de la Ligue Conférence. De nouveau qualifiés pour la Ligue des Champions, les Groguets ont comme ambition de faire mieux que la saison dernière, ce qui ne sera pas bien compliqué. Battus par le Borussia Dortmund (3-2) et Liverpool (4-3), ils ont néanmoins renversé Naples (3-1). Et comme le calendrier a eu le hasard velu, c'est au tour du PSG de venir à la Cerámica. Et vu la dynamique actuelle, un exploit est difficilement envisageable.

D'une part, Villarreal encaisse beaucoup trop de buts : 15 en Liga et 8 en C1. L'arrivée de Peter Gulacsi n'a pas apporté de plus-value par rapport à Luiz Junior, déjà décrié. Ce poste de gardien de but est en jachère depuis de nombreuses saisons et le club n'a toujours pas trouvé la solution. De plus, la défense est en délicatesse, à l'image de Renato Veiga, toujours aussi nerveux en charnière.
En attaque, il y a abondance de biens : George Mikautadze, Gerard Moreno, Ayoze Pérez, Nicolas Pépé, Tanitoluwa Oluwaseyi. Le problème, c'est qu'il faut leur trouver des minutes, ce qui pose des soucis au niveau des automatismes.
Surtout, il manque un meneur de jeu axial dans le 4-4-2 à plat hérité de Marcelino. Alberto Moleiro occupe la place de meneur excentré à gauche, comme le fut par exemple Álex Baena. Dans le double pivot, Santi Comesaña propose beaucoup de volume dans un registre de 6 tandis que Pape Gueye a des capacités de projection énormes mais il n'est pas indiscutable. Car en l'espèce, le 4-4-2 n'est pas immuable. Í.Pérez a également évolué en 4-2-3-1 et en 4-3-3. Il tâtonne et les rotations qu'il pouvait effectuer avec le Rayo ne semblent pas convenir à Villarreal.
Simple question de temps ? La province de La Plana n'est pas le bord du Turia. Autrement dit : on a plus de temps à Villarreal qu'à Valencia pour travailler, essayer, se rattraper. Le sous-marin jaune n'est pas dépendant des subsides de la Ligue des Champions mais tout de même, ça commence à grincer des canines car les Groguets ne sont qu'à 2 points du premier relégable et à 5 du dernier strapontin européen.
