Trois matchs, trois victoires : la campagne du Paris Saint-Germain en Ligue des champions se passait jusqu'ici sans aucun problème. Les doubles tenants du titre étaient certes touchés par les blessures, mais avaient sur le papier largement les moyens de rentrer avec la victoire de Villarreal.
Un état de fait qui ne mettait que neuf minutes à devenir réalité. Alors que les locaux tentaient d'exploiter l'énergie du public pour mettre la pression, un simple corner, un ballon que la défense ne parvenait pas à dégager, et João Neves surgissait pour fusiller Péter Gulácsi.
Et visiblement, le portier hongrois, pourtant expérimenté, avait du mal à s'en remettre. Deux minutes plus tard, il gratifiait l’Estadio de La Cerámica d'une erreur de relance dont profitait Désiré Doué pour doubler la mise, qui ne tardait pas à être triplée : une action confuse de la défense et Senny Mayulu y allait de son but.
Puis c'est Fabián Ruiz qui concluait de l'extérieur du pied : 4-0 en moins de 20 minutes, une humiliation. Pourtant, le PSG ne ralentissait pas, maintenait la pression sur la cage espagnole, et les occasions continuaient de pleuvoir. Notamment pour Achraf Hakimi, qui ne parvenait pas à conclure seul devant le but.
Certes, après la demi-heure, Villarreal osait enfin s'aventurer dans les 25 derniers mètres adverses. Mais à peine les locaux mettaient-ils le nez à la fenêtre qu'ils manquaient de se faire assassiner en contre. Le rythme retombait alors un peu logiquement : Paris jouait un peu trop "facile", mais à 0-4 à la pause, était-ce vraiment un tort ?
Démonstration
Villarreal revenait avec quelques velléités, espérant au moins sauver l'honneur. C'était raté en 5 minutes : Fabián Ruiz partait dans la profondeur, s'amusait avec son défenseur et crucifiait encore Gulácsi.
Un naufrage du "sous-marin jaune", qui envoyait le banc des remplaçants pour tenter de sauver la face. L'apparition d'un certain George Mikautadze redonnait un peu de punch à Villarreal, qui restait quand même à la merci d'une accélération parisienne. Pourtant, les champions d'Europe avaient clairement fait tomber le rythme. Mais les remplaçants voulaient se mettre en valeur.
Notamment David Boly, qui s'offrait une chevauchée sur la droite, et, puisqu'il n'était pas attaqué, parvenait à conclure, pour son premier but en pro (79e).
0-6, rien à redire, rien à jeter : le PSG est toujours, et jusqu'à preuve du contraire, le meilleur club d'Europe.
Joueur du match Flashscore : Fabián Ruiz
