Les Spurs réagissent enfin : victoire à New York au match 3, les NBA Finals relancées ?

Wembanyama et les Spurs se relancent.
Wembanyama et les Spurs se relancent.Geoff Burke-Imagn Images

New York semblait avoir le match en mains, mais a cédé en fin de match : les Spurs l'emportent avec 32 points de Victor Wembanyama, et ouvrent enfin leur compteur dans ces NBA Finals. De quoi inverser totalement le momentum ?

Ce n'était clairement pas le scénario attendu : les New York Knicks avaient remporté les deux premiers matchs des NBA Finals à l'extérieur, et avaient deux rencontres à domicile pour éventuellement conclure face aux San Antonio Spurs ! Dans un Madison Square Garden plein à craquer, Victor Wembanyama et les siens pouvaient-ils inverser la tendance ?

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Le pivot français inscrivait les quatre premiers points du match, en dominant près du panier, pendant que les Knicks multipliaient les pertes de balle. Les Spurs trouvaient rapidement de l'adresse, l'exécution était bien plus fluide, et l'écart ne tardait pas à monter à 10 points avec un Stephon Castle impeccable. 

La profondeur des Knicks 

C'est Josh Hart qui donnait la mesure pour lancer la machine new-yorkaise. Mais globalement, le premier quart des Knicks était raté : pas assez de jeu collectif, trop de pertes de balle, et San Antonio ne se faisait pas prier pour maintenir l'écart (22-33). L'affaire était compliquée pour New York, qui n'avait aucun rythme et voyait Castle disséquer bien trop facilement la défense. Mais une belle énergie du banc, et notamment de José Alvarado, était suffisante pour relancer les locaux. 

Et comme par magie, le match s'inversait. Certes, San Antonio, et notamment Wembanyama, donnaient le change pour rester à flot, mais quand la machine Knicks se mettait en jeu, rien à faire : New York était dominant, avec ses tauliers qui faisaient un travail incroyable, en premier lieu OG Anunoby. Avec un 8-0 terminal, les Knicks avaient remporté le quart-temps 42-24, et pouvaient rentrer aux vestiaires sereins (64-57).

Pourtant, cet élan avait disparu au retour des vestiaires. New York recommençait à cafouiller son basket, et encaissait rapidement un 6-0. De quoi lancer des minutes heurtées pour un match qui rentrait dans une nouvelle phase. Mais on sentait que le pouvoir d'accélération des Knicks était supérieur, et qu'ils pouvaient décider du sort du match.

La volonté des Spurs

Le banc apportait encore sa pierre à l'édifice, notamment un Jordan Clarkson pourtant discret jusqu'ici dans ces finales. Mais les Spurs étaient loin d'avoir renoncé, et parvenaient à tenir le choc, notamment via un jeu collectif subitement bien plus léché. Et un Victor Wembanyama toujours là, qui rentrait quelques shoots et lançait un début de momentum. 

Après une belle montée de tension en fin de troisième quart, les Spurs avaient un infime avantage à 12 minutes de la fin (91-92). Et comme souvent, ils attaquaient fort leur quart-temps, reprenant de l'air au score, pendant que les Knicks déjouaient de nouveau. Mais un challenge réussi sur une faute de Mitchell Robinson alors que l'écart aurait pu passer à dix points semblait changer la dynamique. 

Pas assez cependant : les Knicks semblaient quelque peu essoufflés, et prenaient plusieurs mauvaises décisions. Les shoots ne rentraient plus, alors Jalen Brunson retournait attaquer le panier. Mais la fin de match semblait tomber dans l'escarcelle des Spurs : un gros shoot de Castle, et surtout un shoot de De'Aaron Fox qui ressemblait clairement à un dagger. 

New York ne renonçait cependant pas : Anunoby rentrait un énième gros shoot, mais Castle ponctuait son gros match des lancers de la victoire 111-115. Les Knicks auraient pu tuer le suspense dès ce match, mais se sont clairement emmêlés les pinceaux. Reste à savoir si cette victoire acquise avec une belle volonté collective et les 32 points de Wembanyama suffira à renverser le momentum de la finale.