Johann Zarco, le plaisir avec les points
Dixième sur la grille, Johann Zarco a réalisé un très bon weekend à Spielberg. Le Vauclusien a été le meilleur pilote sur une machine japonaise. Samedi, il a pris la 7e place de la course sprint, à seulement 7 dixièmes de Francesco Bagnaia (Ducati) et devant Fermín Aldeguer (Gresini), Brad Binder (KTM) et Fabio di Giannantonio (VR46).
Cette compétitivité, il l'a conservée dimanche, même s'il a dû se contenter de la 10e place après avoir reculé au 16e rang suite à un départ manqué. Il a su contenir le retour d'Enea Bastianini (Tech3) dans les derniers tours pour préserver son Top 10. Finalement, il repart d'Autriche avec 9 points. "J'ai commencé ma course au deuxième tour, a-t-il regretté après-coup. À partir de là, je suis assez content de la façon dont j'ai pu contrôler la pression du pneu avant et la dégradation du pneu arrière. J'ai essayé de prendre le rythme, de doubler les autres pilotes et je l'ai fait petit à petit. Je voulais revenir sur Diggia en fin de course, mais on avait un rythme assez similaire".
Zarco a affirmé avoir retrouvé son niveau d'avant son accident et s'est montré satisfait de son rendement : "je suis content de tout le week-end. Je pense que j'ai eu un bon contrôle, je me sentais bien sur la moto, et j'ai pris du plaisir. C'est clairement le genre de week-end que je veux vivre à chaque fois".
Fabio Quartararo, l'attaque sans les points
Neuvième de la Q2, Fabio Quartararo n'a pas pu accrocher les points, ni samedi ni dimanche. Sur la sprint, le pilote Yamaha s'est contenté de la 12e place, à 6 secondes de Binder, 9e.
"Me retrouver à sept dixièmes en qualifications, avec tous les risques que je prends, ce n'est pas très agréable, a concédé El Diablo. Mais au moins, je me sens bien sur la moto. C'est juste qu'en course, on sait qu'avec du monde devant et le reste, c'est difficile de faire nos chronos".
Cela s'est vérifié lors du Grand Prix. Après un bon départ, il n'a pas pu tenir le rythme et il a plongé au classement : "j'ai pris un bon départ, je me suis dit 'Allez, j'essaie de m'accrocher à Bagnaia', qui était devant moi, a-t-il expliqué au micro de Canal+. Après, on a eu une dégradation énorme du pneu mais je m'attendais à ça".
Le Niçois s'est fait une raison et pour les deux derniers mois de compétition, il fera à sa guise afin de ne pas finir sur une note trop amère avant de rejoindre Honda : "je préfère m'amuser pendant dix tours et survivre à la fin. Je préfère attaquer au maximum et au moins j'ai apprécié la première partie de la course, jusqu'à ce que Di Giannantonio me double (...) Le plus important, c'est que je me suis amusé dans les premiers tours".
