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Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décrété le 1er avril 2026 jour férié, dans l’euphorie d’un pays de 116 millions d’habitants qui, la veille, a vu sa sélection nationale se qualifier pour le Mondial lors d’un play-off disputé face à la Jamaïque à Guadalajara.
Moins de deux mois plus tard, les Léopards reviennent dans la capitale du Jalisco dans le cadre du groupe K pour affronter la Colombie, après avoir surpris le monde en concédant un match nul face au puissant Portugal de Cristiano Ronaldo à Houston. L’équipe dirigée par le Français Sébastien Desabre sait qu’elle devra réaliser un nouveau match parfait si elle veut poursuivre son aventure dans la compétition.
Ainsi la RD Congo tentera de poser des problèmes à la Colombie :
Un bloc bas patient
La sélection de la République démocratique du Congo a fait perdre ses nerfs au Portugal, malgré un but encaissé dès la 6e minute. Alors que tout le monde pensait que l’équipe africaine allait se précipiter pour égaliser, elle a simplement maintenu son plan initial, basé sur un bloc bas dans un 5-3-2 bien en place.
Emmenée par Steve Kapuadi, Axel Tuanzebe et Chancel Mbemba, la charnière centrale est habituée à reculer jusque dans sa propre surface si nécessaire, et elle a la qualité de rester sereine face aux centres adverses. À leurs côtés, sur les ailes, on retrouve Aaron Wan-Bissaka (à droite) et Arthur Masuaku (latéral gauche). Deux joueurs puissants et rapides qui chercheront à maintenir l’ordre sur les côtés et à exploiter les espaces vers l’avant.
Maîtriser l’axe central
Les Léopards tenteront de reproduire ce qu’ils ont fait face à un Portugal doté d’un milieu de terrain solide et rapide. Neutraliser ce processus de création leur a permis de rester dans le match et de gagner une confiance décisive pour arracher le nul.
Dans cette optique, l’équipe africaine compte marquer de près James Rodríguez et forcer Luis Diaz, Jhon Arias ainsi que les latéraux Johan Mujica et Daniel Muñoz à orienter le jeu colombien vers l’“embouteillage” congolais qu’ils imposeront dans l’axe. Là, ils retrouveront les infatigables Edo Kayembe, Ngal’ayel Mukau et Samuel Moutossamy, qui savent qu’ils sont peut-être moins talentueux que leurs adversaires, mais pas moins combatifs.
Beaucoup de jeu direct
Après la patience du bloc bas et l’intensité dans la bataille du milieu, la sélection congolaise voudra se montrer dangereuse sans perdre de temps dans des constructions lentes et créatives, grâce à ses attaquants puissants et rapides : Yoane Wissa et Cédric Bakambu. Les deux hommes de pointe, sans doute les joueurs les plus connus à l’international (Wissa évolue à Newcastle United et Bakambu au Betis), auront pour mission d’être le plus efficaces possible devant le but.
Une stratégie qui, côté congolais, a été peaufinée au fil d’une longue et éprouvante campagne de qualification, incluant un play-off face à la Jamaïque. La formule repose sur la puissance de Bakambu et sa capacité à ne pas craindre le duel direct. Grâce à ce travail de sape, Wissa tentera à nouveau de profiter du moindre espace pour faire vibrer son pays, après son but contre le Portugal.
"Je n’arrive toujours pas à y croire. J’ai appelé ma mère après le match et elle a beaucoup pleuré. Je sais que mon nom restera à jamais dans les mémoires", a confié Wissa à propos de la rencontre face à la sélection portugaise. Un sentiment qu’il voudra revivre ce mardi au stade de Guadalajara.
