"Nous avons découvert à travers un communiqué de presse un projet très important sur lequel nous n'avons aucun détail. Et qui (...) soulève beaucoup d'interrogations sans que les membres que nous sommes, fédérations, n'aient pu être associés et ne disposent d'aucun élément particulier pour se prononcer sur des sujets qui sont, évidemment, fondamentaux pour l'avenir du football", a déploré le dirigeant sur France Inter.
Mardi, la FIFA a annoncé vouloir créer une société, la Fifa Forward Enterprise (FEE), afin de gérer ses activités commerciales, l'organisation de ses tournois et d'attirer des investisseurs extérieurs, promettant une manne de 10 milliards de dollars pour financer le développement du football.
"La FIFA garderait le contrôle exclusif de la FFE à travers une représentation majoritaire au conseil d'administration", est-il précisé, ainsi que "l'autorité exclusive" sur la gouvernance du football, les compétitions, le calendrier, les décisions réglementaires.
Alors que l'UEFA a réagi avant même l'officialisation du projet, y voyant "une ligne que les institutions gouvernant le football ne devraient jamais franchir", Diallo a annoncé qu'il aurait dès mercredi des échanges avec les principales fédérations européennes et le président de l'UEFA Aleksander Ceferin pour savoir "comment appréhender" ce projet.
Sans se joindre aux virulentes critiques formulées ces derniers jours à l'égard du président de la FIFA Gianni Infantino, au sujet de plusieurs polémiques survenues pendant le Mondial comme la levée de la suspension de l'Américain Folarin Balogun après intervention du président Donald Trump, Diallo a expliqué avoir fait part à Infantino "de la nécessité d'une relation plus exigeante en termes de processus de décision, en termes d'orientation sur le football".
"Parce que nous découvrons malheureusement parfois un certain nombre de décisions sans y avoir été associés et sans avoir pu véritablement donner notre avis sur ces orientations", a-t-il indiqué.
Diallo s'est notamment dit "pas fan des pauses fraîcheurs parce que ça change la nature du jeu".
"Il y a des choses sur lesquelles il faudra certainement revenir, discuter avec peut-être des processus de décision un peu plus transparents dans lesquels des nations comme la France, qui est une des grandes nations de football, soient plus impliquées", a-t-il poursuivi.
