"Nous avons obtenu qu'une visite puisse lui être rendue ces derniers jours, qui nous a permis de vérifier son état d'esprit, son état physique également. Il va bien, malgré l'épreuve très douloureuse qu'il traverse", a-t-il affirmé au journal télévisé sur la chaine France 2.
"Je souhaite qu'il puisse retrouver sa place dans le monde de la presse et dans le monde du sport", a ajouté le ministre, saluant "la mobilisation du monde du sport" et de sa famille "qui fait preuve de beaucoup de dignité et de courage".
"Dans ce genre d'affaires, il est toujours très difficile de pouvoir prévoir la date à laquelle on obtient la libération", a-t-il toutefois concédé, en se disant "déterminé" à atteindre cet objectif.
Christophe Gleizes a été arrêté en mai 2024 en Algérie dans le cadre d'un reportage sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). D'abord placé sous contrôle judiciaire, il a été incarcéré en juin 2025, après sa condamnation pour "apologie du terrorisme" à sept ans de prison.
Les parents du journaliste ont précisé auprès de l'AFP qu'ils étaient allés lui rendre visite en détention la semaine dernière. "Christophe allait bien et est bien traité mais se sent de plus en plus isolé du monde extérieur", a dit sa mère, Sylvie. Christophe Gleizes a retiré en mars un pourvoi en cassation, dans l'espoir d'ouvrir la voie à une grâce présidentielle.
La président de la Fifa, Gianni Infantino, a dit mercredi espérer que le journaliste de 37 ans obtienne cette grâce et puisse assister au Mondial 2026, pour lequel il a été accrédité par l'organisation.
