L'homme du jour (26 novembre) : Lionel Messi, ô capitaine mon capitaine !

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L'homme du jour (26 novembre) : Lionel Messi, ô capitaine mon capitaine !
Leo Messi a permis à l'Argentine de rester en vie dans ce Mondial
Leo Messi a permis à l'Argentine de rester en vie dans ce Mondial
Profimedia / Pressbox
Au bord du cataclysme, l'Argentine s'en est remise à Lionel Messi pour sortir de l'ornière contre le Mexique. L'Albiceleste est toujours en vie dans ce Mondial et elle le doit à son capitaine.

Il y a eu les larmes de Robert Lewandowski, enfin buteur en Coupe du Monde. Il y a eu le match exceptionnel d'Antoine Griezmann en meneur tout-terrain des Bleus. Il y a aussi eu le doublé de Kylian Mbappé, co-meilleur buteur du Mondial avec Enner Valencia. Et puis il y a eu cet éclair dans la nuit. A la 65e minute d'un match cadenassé, Lionel Andrés Messi a pris le destin de l'Albiceleste à bras le corps. Enferrée dans le piège mexicain, l'Argentine s'est tournée vers son capitaine, son leader, son âme, son génie. Enfin dans une position exploitable, plein axe à 20 mètres des cages d'un Memo Ochoa jamais sollicité ou presque, la Pulga n'a eu besoin que d'un contrôle et deux pas d'ajustement pour se mettre en position idéale. Sa frappe à ras de terre, une merveille de précision, a trouvé le petit filet. Imparable. 

Les secondes et les minutes s'égrenaient et le Mexique dirigeait son grand rival vers la sortie. Tata Martino, le sélectionneur... argentin d'El Tri, voulait emmener son homologue Lionel Scaloni sur un faux rythme, haché par les fautes et les arrêts de jeu. Les milieux mexicains avaient troqué leurs crampons pour des pièges à loup et becquetaient les mollets blanc-et-bleu, à commencer par ceux de Rodrigo de Paul, le garde du corps préféré de Messi.

Certes, un ballon se baladait ça et là sur la pelouse, mais ce n'était pas le propos du match. Il s'agissait d'une bataille de tranchées. En boxe, on appelle ça le "Mexican style". Coup pour coup. Julio César Chávez contre Carlos Monzón. Mais Scaloni a beau rendre 16 ans à Martino, c'est lui qui a pris le dessus sur la légende de Newell's Old Boys. Ses changements ont fait la différence. La jeunesse et la volonté ont fait la différence. Mais pour les faire triompher, il fallait celui qui est à la base de tout, celui par qui tout passe, celui qui rend les autres meilleurs et qui débloque les situations inextricables. 

Messi a surgi du néant, des tréfonds d'un ring de lucha libre. Un tir téléguidé qui a redonné vie à son destin et redonné voix à la hinchada argentine, la gorge longtemps, aphone par la crispation, voyant le spectre de 2002 et l'élimination prématurée de l'equipazo de Marcelo Bielsa se rapprocher. 

Dans n'importe quel autre match, le Mexique aurait pu s'en sortir, arracher ce match nul espérer, voire gagner sur une rare offensive efficace ou un coup de billard. Mais quand la Pulga entre dans l'équation, les lois de la physique footballistiques sont renversées. Lionel Andrés Messi a sauvé l'Argentine et son rêve de 3e étoile mondiale.