Giovanni Malago élu président de la Fédération italienne de football en crise

Giovanni Malago à Rome ce lundi.
Giovanni Malago à Rome ce lundi.FILIPPO MONTEFORTE/AFP

Giovanni Malago, ancien président du Comité olympique italien et du comité d'organisation des JO 2026 d'hiver de Milan Cortina, a été élu ce lundi à la tête de la Fédération italienne de football (FIGC) en crise, après l'échec de la Nazionale à se qualifier pour le Mondial 2026.

Lors de l'assemblée extraordinaire élective de la FIGC, dans un grand hôtel de Rome, M. Malago a recueilli 68,58 % des suffrages, contre 29,17 % pour Giancarlo Abete, représentant du football amateur qui a présidé la FIGC entre 2007 et 2014.

M. Malago succède à Gabriele Gravina, en poste depuis 2018, qui a présenté sa démission après la défaite de la Nazionale en finale des barrages européens pour le Mondial 2026 contre la Bosnie-Herzégovine (1-1 a.p., 4 tab à 1) le 31 mars.

M. Malago, 67 ans, est une figure incontournable du mouvement sportif italien depuis plus de vingt ans. Ancien international de futsal, il a pris part à l'organisation de plusieurs grands événements sportifs en Italie, ainsi qu'à la candidature de Rome, abandonnée en 2016, à l'organisation des JO 2024 d'été. Il a dirigé le comité olympique italien de 2013 à 2025, gérant notamment une crise grave de gouvernance de la FIGC en 2018 après l'échec de la Nazionale, déjà, à se qualifier pour le Mondial russe. Il a également présidé à partir de 2019 le comité d'organisation des derniers JO d'hiver. Il est membre du Comité international olympique (CIO).

Avant même que sa candidature ne soit officielle, son nom a fait l'unanimité au sein du football professionnel, puisqu'il a rapidement reçu le soutien des clubs de Serie A et de Serie B, des associations des joueurs et des entraîneurs qui pèsent 54 % des suffrages.

Le nouveau président aura fort à faire : il va devoir nommer un successeur à Gennaro Gattuso au poste de sélectionneur qui pourrait être Roberto Mancini, qui a déjà occupé cette fonction entre 2018 et 2023. Il devra aussi se plonger dans la réforme de la formation des jeunes joueurs, présentée comme responsable des échecs répétés de la Nazionale, absente des trois dernières Coupes du monde, et dans le dossier de l'Euro 2032, co-organisé avec la Turquie, sujet épineux en raison de la vétusté des stades italiens.

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