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Verena Hanshaw (Austria Vienne) : "Revenir dans ma ville et jouer la Ligue des champions, c'est un rêve"

Verena Hanshaw (Austria Vienne) : "Revenir dans ma ville et jouer la Ligue des champions, c'est un rêve"
Verena Hanshaw (Austria Vienne) : "Revenir dans ma ville et jouer la Ligue des champions, c'est un rêve"Credit: Ketil Martinsen / Gonzales Photo / Profimedia

De retour dans sa ville natale après un riche parcours à l'étranger (Eintracht Francfort, AS Rome, West Ham), la défenseure expérimentée Verena Hanshaw savoure la toute première qualification européenne de l'Austria Vienne en Ligue des champions. Dans le cadre d'une visio-conférence organisée par l'UEFA, elle se confie sur son rôle de grande sœur auprès des plus jeunes pépites de l'effectif et sur la faim de victoire qui anime le vestiaire viennois avant d'affronter Chelsea en première journée.

Comment avez-vous vécu, personnellement, cette qualification pour la Ligue des champions ?

C'est très spécial pour moi. Revenir dans ma ville natale et pouvoir jouer sur la plus grande scène, c'est encore un rêve qui devient réalité. Ça me rend vraiment très heureuse.

Qu'est-ce que ça représente de disputer cette compétition avec un club de votre pays ?

Il y a quelques années, on ne pouvait même pas imaginer atteindre ce niveau. Être là aujourd'hui et pouvoir y jouer, c'est un pas immense pour l'équipe, pour moi, et pour tout le monde ici. Ça compte énormément, et on va profiter de chaque instant.

L'Autriche, le pays, a connu de belles réussites en sélection ces dernières décennies. L'Austria Vienne, le club, peut-elle marquer les esprits de la même façon cette saison ?

C'est énorme pour notre pays. L'an dernier, malheureusement, on n'y était pas arrivées, donc on est d'autant plus fières d'y être cette année. On est vraiment fières de pouvoir rivaliser sur la plus grande scène. C'est une étape immense pour nous. Et comme vous le dites, on a de nouvelles joueuses : je pense qu'on est encore meilleures cette année, et j'espère qu'on pourra le montrer sur le terrain.

Le succès face à Brann, obtenu avec un net écart au retour (victoire 4-0 lors du barrage retour de qualification à la Ligue des champions), vous a-t-il donné une confiance particulière avant d'attaquer des matchs d'un tout autre calibre ?

Ce match comptait énormément pour nous. Notre réaction après la rencontre, c'était plutôt : "Waouh, qu'est-ce qui vient de se passer ?" On a fait un travail formidable collectivement, et ça doit nous donner à toutes la conviction que tout est possible. Mais ce qu'on a retenu, c'est qu'il faut toujours donner 100 % sur le terrain. Ce match nous a montré ce qui devient possible quand on le fait. Ça nous a laissé une très bonne sensation.

Justement, qu'est-ce que cet exploit contre Brann dit de ce que votre équipe peut apporter à la Ligue des champions ?

Exactement ça : on est une équipe avec une faim énorme, et on se bat quoi qu'il arrive, jusqu'à la dernière minute. C'est ce qui nous définit. Et je pense que si on arrive à montrer ça à chaque minute, sur chaque duel, sur chaque séquence de jeu, alors c'est ça qui fait de l'Austria Vienne l'Austria Vienne. On n'abandonne jamais, on se bat toujours jusqu'au bout.

"On n'a pas besoin de beaucoup de motivation"

Vous avez déjà disputé la Ligue des champions avec l'AS Rome. Avez-vous un rôle particulier au sein du groupe pour préparer vos coéquipières à ce genre de rendez-vous ?

Je pense qu'on n'a pas besoin de beaucoup de motivation, elle est de toute façon déjà au maximum. Ce que je veux surtout, c'est que les filles sachent qu'on n'a pas besoin d'être nerveuses. On doit profiter de ces moments, rester nous-mêmes et donner le meilleur de nous. Si on arrive à sortir notre meilleur niveau sur le terrain, ce sera suffisant.

Vous êtes l'une des figures d'expérience d'un effectif plutôt jeune, aux côtés de Katharina Schiechtl et Carina Wenninger. Ressentez-vous une forme de pression pour mener cette équipe vers la victoire, comme vous avez su le faire contre Brann ?

Je ne parlerais pas de pression. C'est plutôt un rôle agréable à occuper, où certaines joueuses viennent peut-être te voir, te demandent conseil, et où tu peux simplement les rassurer : elles n'ont pas besoin de se comporter différemment ou de faire quoi que ce soit de spécial. Je pense aussi que je suis quelqu'un d'assez calme, et ça peut les aider à apaiser leurs nerfs et à se concentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire jouer au football. Et elles sont toutes excellentes pour ça.

Avec ce mélange de joueuses expérimentées et de jeunes talents, certaines sont-elles venues vous voir, vous, Carina ou Katharina, pour demander des conseils face à la nervosité de ce genre de rendez-vous ?

Jusqu'à présent, comme on a enchaîné beaucoup de matchs, ça n'était pas encore vraiment arrivé, mais je pense qu'à partir d'aujourd'hui, ça va sans doute commencer. Et comme je le disais, si quelqu'un vient nous voir, je crois qu'elle trouvera chez nous toutes une oreille attentive pour l'écouter et, disons, apaiser un peu ses nerfs. Je pense que c'est une belle opportunité pour nous, les plus âgées, d'aider les plus jeunes à gérer un peu ce stress. Mais pour l'instant, elles vont toutes très bien.

Vous formez un groupe de joueuses internationales, actuelles ou passées, qui viennent de réaliser le doublé championnat-Ligue des champions avec ce parcours. Qu'est-ce que ça représente pour l'avenir ?

Je pense que pour nous toutes, c'est simplement quelque chose de vraiment génial. On peut être fières de vivre ça avec cette équipe, et aussi pour le pays : c'est ce qui compte vraiment pour nous. On va profiter pleinement de ce moment. Et comme je le disais, l'avenir, ce n'est pas encore le sujet.

"L'attention sera sur le match, pas sur les amitiés"

Vous connaissez bien Londres. Qu'est-ce que ça représente de retourner sur place pour affronter Chelsea, pour ce qui s'annonce comme un tout premier rendez-vous très compliqué en phase de ligue ?

Je suis vraiment très excitée. C'est un moment particulier pour nous. J'ai hâte de retrouver Londres et des visages familiers pour ce match, et je pense qu'on est toutes prêtes et bien préparées.

Klara Bühl a dit de vous que vous étiez l'une des joueuses qu'elle connaît bien. Comment vit-on ces retrouvailles avec d'anciennes coéquipières, notamment dans la perspective d'affronter le Bayern Munich plus tard dans la phase de ligue ?

Je suis excitée à cette idée. Je connais pas mal de monde là-bas, et je pense que jouer contre une équipe où l'on connaît beaucoup de monde, c'est toujours particulier. Je serai contente de les revoir, mais l'attention sera sur le match, pas sur les amitiés.

Ce parcours en Ligue des champions ressemble-t-il à la prochaine étape logique dans la progression du club, après le doublé remporté la saison passée ?

C'est vraiment super. Je pense que les filles avaient déjà trouvé la Coupe d'Europe de l'an dernier hyper cool, mais jouer sur une scène pareille, ça rend simplement heureuse d'avoir cette chance, et cette expérience sera toujours quelque chose de positif. Je pense aussi qu'il est important pour nous de voir qu'on a une bonne trajectoire devant nous.

Votre entraîneur a expliqué que l'objectif n'était pas simplement de savourer l'expérience, mais bien de jouer sa chance. Qu'attendre de ce choc contre un cadre comme Chelsea, dès mercredi ?

Je pense que ce match va être extrêmement difficile. Ce sera dur de vivre ça pour la première fois en Ligue des champions, et directement contre Chelsea. Mais je pense que ce sera aussi un grand plaisir à vivre, et qu'on saura le vivre en équipe. Ce sera très important de toujours jouer collectif : quand on a le ballon, ne pas être nerveuses, savoir aussi reculer si besoin, et utiliser nos occasions quand elles se présentent. Mais l'essentiel, c'est de jouer aussi solidement que possible, en équipe.

Vous avez récemment affronté Chelsea. Quelles difficultés pensez-vous qu'elles vont poser ?

Beaucoup de difficultés, je pense. C'est une grande équipe, avec des joueuses de très haut niveau, et quand elles jouent, tout semble tellement facile. On a toujours l'impression qu'elles font le bon geste ou prennent la bonne décision. Pour nous, ce sera important de bien tenir en équipe, d'être comme un mur en défense. Il faudra se méfier : elles bougent beaucoup, elles ont des qualités individuelles fortes. Mais je pense que si on est capables physiquement de tenir notre registre de jeu sur toute la rencontre, ça nous aidera, c'est certain.

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