Vous avez remporté l'Europa Cup la saison dernière. Qu'est-ce que cette expérience a apporté à l'équipe à l'aube d'une nouvelle campagne européenne ?
Cela nous aide beaucoup. Certaines joueuses avaient déjà connu ce genre de matches, mais beaucoup d'autres non. Le vivre leur permet de progresser, et cela profite à toute l'équipe de s'habituer à ce niveau de compétition.
Lors de ce parcours, vous aviez affronté l'AC Milan dans deux rencontres très serrées, où peu de choses ont fait la différence entre les deux équipes. Qu'est-ce qui a été décisif pour s'imposer 1-0 ?
On ne s'est pas vraiment concentrées là-dessus. Les deux équipes avaient de nouvelles joueuses. Mais je pense que la clé, c'est d'avoir fait un bon résultat à domicile, d'avoir mené au score et de ne pas avoir été stressées par la suite. On savait exactement ce qu'il fallait faire pour passer, et on a continué sur cette voie. Au fil du deuxième match, j'ai eu l'impression qu'elles étaient plus stressées que nous. Je pense que c'est ça qui a fait la différence.
"Je dirais que c'est un match à 50-50"
Vous serez peut-être favorites pour ce premier match, mais n'appréhendez-vous pas une rencontre compliquée puisque c'est la toute première apparition de l'Inter dans cette compétition ?
On est surtout très excitées à l'idée de jouer ce match. On les a affrontées deux fois la saison dernière et c'était très serré à chaque fois. Elles ont bien démarré leur saison et ont recruté de bonnes joueuses. Je dirais que c'est un match à 50-50, et jouer à l'extérieur joue plutôt en leur faveur. Mais on est très excitées, et on fera tout pour gagner.
Vous êtes également en tête de votre championnat. Le début de cette compétition tombe à un moment crucial du calendrier, avec des matches à venir contre des équipes comme Chelsea en fin de phase de ligue. Comment comptez-vous gérer ces deux prochains mois entre le championnat et la Ligue des champions ?
Ce sera un défi, mais on a déjà connu cette situation, que ce soit en début de saison lors de l'Europa Cup ou lors de nos précédentes participations en Ligue des champions. Pour nous, c'est le lot d'une saison avec beaucoup de matches : il faut simplement rester le plus en forme possible. Je ne pense pas qu'on s'entraînera aussi intensément entre les matches. Et jouer ce genre de rencontres, c'est justement pour ça qu'on est footballeuses : pour évoluer sur la plus grande scène. C'est un défi, mais un défi excitant.
Comment gérez-vous l'équilibre offensif du Häcken après les départs de Monica Jusu Bah et Felicia Schröder cet été ? En tant que joueuse offensive, avez-vous dû trouver de nouvelles connexions avec d'autres partenaires ?
Oui, bien sûr. Avec Monica et Felicia, on avait une vraie complicité qu'on a perdue. Mais je trouve que le club a bien fait les choses en recrutant de nouvelles joueuses. Maja Bodin, par exemple, est arrivée et a déjà marqué sept buts en quelques matches seulement. Ça nous aide beaucoup. Après, il faut apprendre à se connaître, s'entraîner ensemble et échanger sur différentes situations de jeu. Maja est une joueuse très intelligente, et j'ai l'impression qu'on a déjà commencé à bien se comprendre sur le terrain. Je sais comment elle veut le ballon, comment elle se déplace. Je pense que ça ne fera que s'améliorer.
"Ça me permettra d'en parler à mes coéquipières"
Vous en êtes déjà à votre dix-huitième match de championnat, alors que l'Inter n'a pas encore débuté sa saison de championnat, seulement une coupe. Est-ce un avantage pour vous d'être déjà en plein rythme de compétition, avec des automatismes déjà installés entre joueuses ?
Je l'espère. En début de saison, il faut toujours quelques matches pour vraiment se mettre en route. Mais ce genre de rencontres, vu leur importance, ne pose pas de problème de motivation. Elles n'ont peut-être pas encore les mêmes automatismes entre joueuses. C'est bien que vous le souligniez, ça me permettra d'en parler aux coéquipières.
Est-ce comparable à la saison dernière en Europa Cup, où vous aviez déjà disputé beaucoup de matches de championnat contrairement à vos adversaires italiennes ?
Honnêtement, je ne sais pas. On est concentrées sur notre propre saison et on ne s'attarde pas trop sur le nombre de matches joués par les autres.
"C'est la plus grande scène sur laquelle on puisse jouer"
Quelle excitation représente, pour Häcken et pour la ville, le fait de disputer un tournoi comme la Ligue des champions ?
On est vraiment excitées. C'est la plus grande scène sur laquelle on puisse jouer, et affronter d'aussi grandes équipes, ça motive facilement. J'ai l'impression que tout le groupe est très enthousiaste à cette idée.
Comment le Häcken, qui domine son championnat, vit-il le fait de devoir affronter des cadors comme l'Inter, le Real Madrid, le Barça ou Chelsea ? Est-ce difficile d'être la meilleure équipe chez soi et de devoir s'adapter face à ces adversaires-là ?
Ça peut être un défi, mais le groupe et le staff technique sont doués pour prendre les matches les uns après les autres. Comme je le disais, ce sont des rencontres qui se jouent sur la plus grande scène, et on donne toujours le meilleur de nous-mêmes. Je ne pense pas qu'il soit difficile de se motiver ou de s'adapter à un bloc bas plutôt qu'à avoir davantage le ballon. Je pense qu'on est plutôt douées pour ça.
