En dépit de toute éventuelle sanction que pourrait infliger la Premier League concernant les accusations en suspens à l’encontre de City, les multiples champions d’Angleterre doivent continuer à travailler dans l’optique d’être blanchis.
Le lourd passif de blessures de Branthwaite
Dans cette optique, certains secteurs de l’effectif nécessitent d’être renforcés. Étant donné que les défenseurs centraux de très haut niveau deviennent de plus en plus rares, il n’est pas surprenant de voir les Cityzens s’intéresser de près au brillant Jarrad Branthwaite d’Everton.
Stones avait d’ailleurs été recruté chez les Toffees, et même si David Moyes et les supporters du club ne verront sans doute pas d’un bon œil ce nouvel intérêt de City, le passif de blessures de Branthwaite apporte un autre éclairage à la situation, surtout si les Merseysiders parviennent à obtenir une somme conséquente pour les services du défenseur de 23 ans.
En effet, la carrière de Branthwaite avec l’Angleterre a été freinée précisément à cause de ces soucis physiques, qui l’ont contraint à manquer de longues périodes lors des dernières saisons.
Quatre blessures distinctes aux ischio-jambiers sur la dernière année ne sont que la partie émergée de l’iceberg, auxquelles s’ajoutent deux blessures à la cheville, deux aux cuisses et divers autres pépins non précisés, l’empêchant de trouver du rythme dans son jeu.
Cela dit, lorsqu’il est en pleine possession de ses moyens, Branthwaite s’impose comme un véritable pilier au centre de la défense d’Everton.
Une superbe réussite dans la relance
Il a débuté 78 des 83 matchs disputés lors des trois dernières saisons, totalisant 7 028 minutes sur le terrain.
Un taux de passes réussies de 81,33 % le place largement dans le top 10 des meilleurs passeurs au Hill Dickinson Stadium. Et, avec tout le respect dû, s’il venait à signer dans un club où la conservation et la circulation du ballon sont une philosophie de jeu, ce chiffre devrait logiquement progresser nettement.

Ce taux grimpe même à 88,91 % pour les passes réalisées dans sa propre moitié de terrain, preuve que Branthwaite sait parfois privilégier la simplicité.
Seuls cinq joueurs ont récupéré plus de ballons que lui (356), ce qui est remarquable compte tenu du faible nombre de matchs disputés par Branthwaite par rapport à ses coéquipiers.
Un gabarit impressionnant
Avec 236 dégagements de la tête, il n’est devancé que par James Tarkowski (408), le capitaine d’Everton ayant disputé 36 matchs de plus que son partenaire défensif sur les trois dernières saisons – soit quasiment une saison complète de Premier League en plus.
Au total, il compte 411 dégagements, seul Tarkowski fait mieux (675), tandis que 51,16 % de tacles réussis constituent un rendement tout à fait correct.
Véritable compétiteur doté d’une présence physique impressionnante, son taux de duels gagnés de 66,55 % est inégalé, ce qui illustre à quel point il est difficile de remporter un face-à-face contre ce colosse.
Il a également obtenu trois pénaltys pour son équipe sur la période, soit deux de plus que tout autre joueur d’Everton, alors qu’il n’a concédé qu’un seul pénalty, contre quatre pour Tarkowski.
70 millions de livres comme base de négociation ?
Il n’a reçu que 13 cartons jaunes, preuve d’un joueur au timing irréprochable et discipliné dans ses interventions, qui ne se laisse pas entraîner inutilement dans des situations délicates. Tarkowski en a reçu 26, soit exactement le double, rappelons-le, avec un nombre de matchs bien supérieur.
Si City souhaite vraiment tenter sa chance sur ce dossier, il est peu probable qu’Everton accepte d’ouvrir les discussions sans une offre d’au moins 70 millions de livres comme point de départ.

Une telle somme permettrait aux Toffees de renforcer plusieurs secteurs. Même si Moyes ne souhaite sans doute pas perdre l’un de ses meilleurs éléments, il existe de solides arguments pour penser qu’Everton pourrait tirer profit d’une vente.
Au final, la décision reviendra à Branthwaite lui-même, qui s’est jusqu’ici montré assez ferme sur sa volonté de rester, même lorsque d’autres clubs ont tenté de le déstabiliser.
S’il venait à laisser entendre qu’il serait désormais prêt à tenter sa chance ailleurs, il est presque certain que City devra faire face à la concurrence du rival local United, ainsi qu’à celle de plusieurs grands clubs européens.
Pour l’instant, le défenseur doit se concentrer sur son retour à 100 % de ses capacités. Au début de la saison 2026/27, on saura s’il porte toujours le maillot d’Everton ou non.
