Après trois matchs disputés, les Gunners comptent trois victoires et n’ont encaissé qu’un seul but. Ils ne sont pas en tête uniquement parce que Manchester City a inscrit un but de plus, mais il faudra attendre la fin novembre pour voir les deux premiers du classement s’affronter à nouveau. D’ici là, la situation pourrait bien évoluer.
Arteta a transformé le vestiaire d’Arsenal
Les Londoniens du Nord ne lâcheront certainement pas leur emprise sur le trophée de Premier League aussi facilement. Si City ou une autre équipe venait à le décrocher, ce serait parce qu’elle l’aurait amplement mérité.
Bien sûr, aucun titre ne se gagne ou ne se perd lors des premiers mois de la saison, mais tout se joue dans la dernière ligne droite, quand les organismes et les esprits sont fatigués et que la profondeur d’effectif est mise à rude épreuve.
Il a fallu quelques années à Arteta pour amener l’équipe là où il le souhaitait, mais après le titre décroché la saison passée et une finale de Ligue des champions frôlée de peu, difficile de contester qu’il est tout proche du but.
La poigne du technicien espagnol a permis de transformer le vestiaire et, avec une ou deux recrues bien choisies, les Gunners forment désormais un collectif extrêmement solide.
Guimaraes a offert des options à Arsenal
Bruno Guimaraes est venu renforcer l’effectif cet été pour offrir des solutions à Arteta au milieu de terrain ; Christos Tzolis s’est parfaitement adapté après son arrivée en provenance du Club Bruges, et Ezri Konsa devrait s’imposer comme un partenaire central fiable pour Gabriel ou William Saliba.
À ce titre, il est difficile de critiquer le mercato d’Arsenal, même si le nombre de cibles manquées ne peut pas être totalement occulté.
C’est d’ailleurs précisément ce qui pourrait leur coûter cher en fin de saison, à moins d’une volonté de recruter massivement à nouveau en janvier.
Aucun club ne parvient à attirer toutes ses cibles lors d’un même mercato, et c’est en grande partie pour cela qu’il existe toujours un plan B ou C. Il n’en reste pas moins que plus de 20 joueurs ont été courtisés au minimum par les Gunners, sans être recrutés.
Pas d’Anderson ni de Rogers
Par exemple, Elliot Anderson, désormais à City, était l’une des premières cibles d’Arteta. Au vu de son adaptation express à l’Etihad Stadium, le joueur de 23 ans est clairement passé entre les mailles du filet.
Un autre joueur capable de faire avancer l’équipe grâce à un mélange de puissance et de technique est Morgan Rogers, buteur du premier but de Chelsea face à Arsenal dimanche.
Il semblerait que les deux joueurs aient été jugés trop chers par la direction du club du nord de Londres, mais les voir signer chez des rivaux directs n’est sans doute pas la meilleure stratégie.
Ce duo de milieux n’était que la partie émergée de l’iceberg.
Le recrutement d’Alvarez n’a jamais été réaliste
Sandro Tonali, Alex Scott et Amadou Onana étaient également des pistes potentielles pour le poste de milieu axial avant que Guimaraes ne signe.
Ce n’est pas que le Brésilien soit un mauvais choix, loin de là, mais à 28 ans, il dispose d’une marge de manœuvre plus réduite que ses homologues plus jeunes.
Julián Alvarez aurait également été une belle recrue pour l’attaque, mais il a fait son choix et doit aujourd’hui composer, non sans frustration, avec l’Atlético de Madrid.
Avec Leandro Trossard parti à Besiktas et Gabriel Martinelli ayant choisi de rejoindre Al Hilal, Arteta savait qu’il devait absolument recruter un nouvel ailier.
Refus de Vini et d’autres ?
Bradley Barcola, Yan Diomandé, Vinicius Jr., Malick Fofana, Jeremy Monga et Kenan Yildiz... aucun ne porte le maillot rouge d’Arsenal en 2026/27.
Et il y a aussi la défense, bien sûr.
Changer de club dans le nord de Londres n’est jamais une décision anodine pour un joueur, mais il y avait de vraies raisons de penser que Cristian Romero pourrait être le prochain à franchir ce cap controversé.
Lui aussi a finalement pris une autre direction, rejoignant le soleil madrilène, tandis que son ancien coéquipier Micky van de Ven a préféré prolonger à Tottenham plutôt que de s’attirer les foudres des supporters en forçant un transfert vers l’Emirates.
À froid, cela fait une longue liste de talents manqués ; quelles qu’en soient les raisons, les prochains mois rappelleront à Arteta à quel point il est proche de disposer de la profondeur d’effectif nécessaire pour remporter des trophées européens.
