Aller au contenu principal

Marseille pour le déclic en Ligue Europa, Lyon pour la consolante

Les Marseillais en Ligue 1.
Les Marseillais en Ligue 1.REUTERS/Manon Cruz

Marseille, Lyon et Rennes, aux dynamiques asymétriques, entament ce mercredi leur campagne en Ligue Europa : l'OM, déjà en perdition en L1, cherchera le déclic face au Besiktas, l'OL voudra se racheter face à Anderlecht après avoir raté la Ligue des champions et Rennes essaiera de surfer sur son bon début de saison face à Sturm Graz.

Au Besiktas, l'OM joue déjà gros. Les espoirs suscités par sa première victoire d'entrée en L1 face à Strasbourg (4-0) se sont depuis totalement évaporés. L'équipe, vidée de sa substance lors d'un mercato estival dicté par un besoin de liquidités vital pour sa survie, a perdu du poids.

Les Marseillais sont moins forts sur le papier que la saison dernière et leurs trois derniers matches en L1 le prouvent: trois défaites, dont l'une assez symbolique face au Paris FC (3-2) au Vélodrome. Et pour ne rien arranger, trois jours après leur match face à Besiktas, ils devront passer l'étape du PSG, un col hors catégorie d'ordinaire, mais sans doute un peu plus ouvert cette fois en raison d'un début de saison impropre du club parisien, avec une seule victoire au compteur en quatre matches.

La crise n'est jamais très loin à Marseille et un faux pas en Turquie pour ses débuts européens aggraverait sans aucun doute une situation déjà compliquée, d'autant que le calendrier lui propose de sérieux clients comme le Bayer Leverkusen, l'Olympiakos et le Celtic FC.

Rennes, vent dans le dos

L'OL n'a pas les mêmes soucis. Les Lyonnais sont passés tout près d'une campagne européenne en première classe en Ligue des champions, mais leur élimination en barrage face au Fenerbahçe a tout gâché et ils ont été reversés dans cette Ligue Europa, beaucoup moins lucrative.

L'OL, sous surveillance de la DNCG, est passé à côté d'un pactole qui lui aurait permis de souffler un peu. Face à Anderlecht, il va falloir démontrer que cette déception est digérée, et pourquoi pas d'ores et déjà s'affirmer comme un prétendant sérieux dans cette C3.

Le début de championnat de Lyon, 5ᵉ de Ligue 1, n'est toutefois pas simple à décrypter, l'équipe donnant surtout l'impression de se chercher encore. Son dernier match nul face au Paris FC (0-0) n'a par exemple pas été du plus bel éclat...

L'OL croisera aussi prochainement Crystal Palace, désormais dirigé par son ancien entraîneur Pierre Sage, un match à la saveur particulière.

Des trois, c'est clairement Rennes qui aborde cette campagne dans les meilleures dispositions face aux Autrichiens de Sturm Graz. Co-leaders de L1 avec trois victoires et un nul, les Bretons sont partis forts en ce début de saison et ont le vent dans le dos.

Une carburation que les hommes de Franck Haise souhaiteraient maintenir sur le théâtre européen, une scène qu'ils retrouvent plus de deux ans après l'avoir quittée (défaite en 16e de finale face à l'AC Milan en février 2024). Rennes, qui n'a encore jamais joué un quart de finale européen, va devoir soigner son entrée pour imprimer ses ambitions.