Aller au contenu principal

Déclassé à l'échelle continentale, Lyon se rabat encore sur la Ligue Europa

Les Lyonnais en Ligue 1 le 29 août.
Les Lyonnais en Ligue 1 le 29 août.REUTERS/Manon Cruz

Lyon dispute mercredi à Bruxelles contre Anderlecht le 75e match de son histoire en Ligue Europa, son terrain de jeu depuis 2012, signe de son déclassement à l'échelle européenne après avoir été un habitué de la prestigieuse et lucrative Ligue des champions.

Les Lyonnais ont manqué une nouvelle fois la qualification pour la C1 après avoir été éliminés en barrage par le club turc du Fenerbahçe (1-1, 2-1), le 26 août. L'OL n'a ainsi joué, depuis onze ans, que quatre fois l'épreuve reine (2015-2016, 2016-2017, 2018-2019, 2019-2020 avec une place en demi-finales) alors qu'il a évolué en Ligue Europa, ex-Coupe de l'UEFA, à huit reprises, sans compter sa sortie en barrage en 2014, atteignant notamment les demi-finales en 2017 et les quarts de finale en 2022 et 2025.

Dans un contexte de fort endettement, les recettes liées à la Ligue des champions, qui auraient pu atteindre au moins 40 millions d'euros, auraient pourtant été les bienvenues. Mais après le choc de l'élimination aux portes de la C1, les dirigeants n'ont pas eu d'autres choix que de basculer rapidement vers un nouvel objectif, certes beaucoup moins rémunérateur, déterminés à aller le plus loin possible en C3.

"L'OL a toujours eu un ADN européen et nous voulons le conserver", a déclaré Matthieu Louis-Jean, le directeur sportif du club lors d'une conférence de presse de fin de mercato.

"Nous étions tellement proches de la C1... Nous étions un peu déçus mais le plan de départ était de jouer la Ligue Europa", a rappelé le 7 septembre, le directeur général du club, l'Allemand Michael Gerlinger.

"Financièrement, nous aurions préféré la Ligue des champions, bien sûr, mais nous avions budgeté une participation à la C3. Cela ne change pas nos plans et nous voulons rester compétitifs dans une belle compétition", a renchéri Matthieu Louis-Jean.

Rester "ambitieux"

La fin du mercato n'a d'ailleurs pas laissé d'autre option à l'Olympique lyonnais que de transférer pour trente millions d'euros hors bonus l'un de ses joyaux offensifs, le Belge Malick Fofana, pour soulager ses finances et alléger sa masse salariale.

Louis-Jean entend voir Lyon rester "ambitieux et compétitif sur les trois compétitions dans lesquelles l'OL est engagé et notamment le championnat de France et la coupe d'Europe".

"Nous avons un effectif plus complet et plus complémentaire que celui que nous avions la saison dernière. Nous avions pu observer quelques trous. Tous les postes sont doublés avec des joueurs présentant des profils différents afin de pouvoir enchaîner les matches tous les trois jours", a expliqué le directeur sportif.

"Nous connaissons l'exigence de la Ligue Europa. La saison dernière, c'était vraiment difficile. Nous sommes arrivés usés physiquement et émotionnellement en mars-avril. Il faudra faire tourner, ce que nous n'avons pas pu toujours faire la saison dernière", rappelle-t-il, annonçant "une plus grande flexibilité de ce côté-là".

Le but est d'afficher encore la fraîcheur nécessaire au printemps dans la dernière ligne droite des différentes compétitions.

Face à Anderlecht, avec un match contre Rennes, un autre club européen, dès samedi au Groupama stadium en Ligue 1, l'entraîneur Paulo Fonseca devrait apporter quelques changements par rapport au déplacement sur le terrain de Paris FC (0-0) pour préserver quelques joueurs majeurs.

Entre les deux matches de barrage face au Fenerbahçe, l'Olympique lyonnais avait plutôt bien géré avec un onze de départ totalement modifié pour jouer à Toulouse, où il avait gagné 2-0 pour l'ouverture de la Ligue 1.