Arsenal-Sporting, bouffée d'air ou grosse turbulence en 1/4 de finale retour

Sporting-Arsenal la semaine passée.
Sporting-Arsenal la semaine passée.MIGUEL LEMOS/NURPHOTO VIA AFP

La Ligue des champions arrive à point nommé pour Arsenal dans un contexte devenu soudainement pesant en Angleterre, mais le Sporting tentera de s'appuyer sur cette fébrilité passagère pour créer la surprise, ce mercredi (21h00) à Londres en quart de finale retour.

Les Gunners ont jusqu'ici marché sur l'Europe (neuf succès en dix matches), surtout à la maison, et ils restent considérés comme des favoris crédibles pour la victoire finale, au même titre que le Bayern Munich, qu'ils ont battu 3-1 fin novembre.

La voie d'accès pour le dernier carré de la compétition semble dégagée après le quart de finale aller remporté 1-0 à Lisbonne grâce aux entrants Gabriel Martinelli et Kai Havertz, passeur et buteur dans le temps additionnel.

Pourtant, les déboires accumulés depuis trois semaines sur le plan national ont plombé l'ambiance et cassé l'élan des Londoniens, attendus au tournant par leurs supporters devenus anxieux.

Il y a eu la finale de la Coupe de la Ligue perdue contre Manchester City, l'élimination en Coupe d'Angleterre par une équipe de Championship (Southampton) et, enfin, le gros raté en Premier League contre Bournemouth, samedi à domicile.

"Engranger de la confiance"

Cela fait trois défaites concédées en quatre matches, autant que lors des 49 rencontres précédentes disputées cette saison, et cet enchaînement malheureux arrive au pire moment, quand les rêves de titres se cimentent ou s'envolent.

En Angleterre, la réception du Sporting a été complètement reléguée au second plan et les débats se cristallisent autour de la "finale" à venir pour le titre en championnat, dimanche chez Manchester City.

"Ils ont un match à jouer en milieu de semaine en Ligue des champions, ce qui pourrait en fait leur être utile. Si Arsenal avait une semaine entière pour penser à ce match (contre City, ndlr), je ne pense pas que ça les aiderait du tout. Ils peuvent peut-être engranger de la confiance en se qualifiant pour les demi-finales de la Ligue des champions", a relevé Gary Neville, ancien joueur de Manchester United, dans son podcast.

Atteindre le dernier carré pour la deuxième fois consécutive n'apparaît toutefois pas comme une formalité face au Sporting qui, lui, a une page d'histoire inédite à écrire dans la capitale britannique.

Gyökeres scruté de près

Le club vert et blanc n'a en effet jamais disputé de demi-finale dans la plus grande Coupe d'Europe. Sa meilleure performance, jusqu'ici, était un quart de finale perdu contre les Espagnols de la Real Sociedad en 1983.

Les Lions ont prouvé à l'aller qu'ils étaient capables de contenir en grande partie la puissance offensive des Gunners, et notamment la menace représentée par Viktor Gyökeres, leur ancien artificier parti l'été dernier après deux saisons canon (97 buts en 102 apparitions).

L'avant-centre suédois a laissé derrière lui des premiers mois poussifs à Londres et commence à donner la pleine mesure de son potentiel, avec 18 buts déjà à son crédit cette saison.

Arsenal a investi 76 millions d'euros sur lui, bonus compris, précisément pour cette semaine à deux sommets contre le Sporting et City. Le retour sur investissement est attendu dès maintenant.