Dans ce premier bloc de matchs du championnat du monde, de nombreuses sélections ont choisi une stratégie plus axée sur la prudence. Lorsqu'elles estiment que l'adversaire leur est légèrement supérieur, elles évoluent en bloc bas pour fermer l'espace intérieur, cherchant la supériorité numérique sur la dernière ligne défensive. La plupart du temps, elles alignent cinq joueurs derrière, une ligne de trois milieux, et laissent deux hommes plus avancés pour presser. L'objectif est de récupérer le ballon et de partir rapidement en transition.
Les équipes moins fortes reculent leur bloc pour, après avoir récupéré le ballon, tenter de faire mal à l'adversaire.
Quant à certaines sélections plus puissantes (Portugal et Espagne, par exemple), qui ont une plus grande capacité à garder le ballon et privilégient l'organisation offensive, elles multiplient les passes mais peinent à cadrer un nombre significatif de tirs.
La stratégie adoptée par les équipes avec moins d'arguments techniques et tactiques a causé quelques désillusions à des sélections de premier plan, comme les Ibériques. Miser sur les transitions, sur l'agressivité défensive dans le dernier tiers du terrain, permet ensuite de chercher des contre-attaques rapides pour marquer ou, à défaut, de se procurer des occasions sur coups de pied arrêtés.
Si cette approche tactique mérite pour l’instant d’être mise en avant, d’autres éléments, individuels et collectifs, méritent également d’être soulignés.
Chez les joueurs, la confirmation, sans surprise, de Lionel Messi, qui reste le leader de la sélection argentine, sur et en dehors du terrain.
Bellingham s’apprête à réaliser une Coupe du monde bien meilleure que sa saison terne avec le Real Madrid.
Olise pourrait être la figure de proue du collectif français, libérant Mbappé pour se concentrer exclusivement sur la finition.
Luís Diaz montre qu’il est capable d’élever son niveau, passant du très bon à l’excellence, dans la continuité de sa saison au Bayern Munich, et porte une sélection colombienne pleine de talent.
João Neves a été l’un des rares Portugais à se mettre en valeur lors du match contre le Congo. Il a maintenu l’intensité à laquelle il a habitué le football mondial, aussi bien en défense qu’en attaque, et même en marquant.

Un mot également pour le jeune Bouaddi, qui se situe encore à la frontière entre le bon et le très bon, mais dont l’échantillon a été de grande qualité, tout comme la prestation collective de sa sélection du Maroc, l’une des meilleures dans cette phase initiale de la compétition, rejoignant les confirmations de l’Argentine, de l’Angleterre et de la France.
La Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le tournoi réunira 48 sélections et se jouera dans 16 stades modernes.
Calendrier et horaires des matches | Classement des groupes | La France à la Coupe du monde | Les listes des équipes pour la Coupe du monde | Comment regarder la Coupe du monde | Pronostics et cotes | Plus d'infos sur les Bleus à la Coupe du monde

