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Chiffres du match : De 3 tirs à 17, l’Angleterre-Argentine n’a vraiment commencé qu’en seconde période

Chiffres du match : De 3 tirs à 17, l’Angleterre-Argentine n’a vraiment commencé qu’en seconde période
Chiffres du match : De 3 tirs à 17, l’Angleterre-Argentine n’a vraiment commencé qu’en seconde périodeReuters

Si la première période entre l’Angleterre et l’Argentine, disputée dans le cadre des demi-finales du Mondial 2026, avait constitué l’intégralité du match, personne ne se serait plaint du résultat. Le problème, c’est qu’il n’y aurait alors strictement rien à raconter. Lors des 45 premières minutes (plus trois de temps additionnel), les deux sélections n’ont totalisé que trois tirs – aucun cadré – et un xG (buts attendus) combiné de seulement 0,08.

Si la première période entre l’Angleterre et l’Argentine, disputée dans le cadre des demi-finales de la Coupe du Monde, avait constitué l’intégralité du match, personne ne se serait plaint du résultat. Le problème, c’est qu’il n’y aurait alors strictement rien à raconter. Lors des 45 premières minutes (plus trois de temps additionnel), les deux sélections n’ont totalisé que trois tirs – aucun cadré – et un xG (buts attendus) combiné de seulement 0,08.

L’Argentine a affiché 56 % de possession de balle, mais ce contrôle s’est résumé à une circulation de balle sécurisée : 90 % de passes réussies, mais seulement deux tirs et aucune véritable étincelle dans la surface anglaise.

La seconde période, en revanche, a été un tout autre match. Au total, 17 tirs ont été enregistrés – soit plus de cinq fois le volume du premier acte –, dont 13 pour l’Argentine. La sélection albiceleste a porté son xG à 1,81 lors des 45 dernières minutes, réalisant ainsi quasiment l’intégralité de son total sur la rencontre (1,84 au total).

Statistiques du match
Statistiques du matchOpta by Stats Perform

La possession argentine est passée de 56 % à 73 %, et la qualité de passe dans le dernier tiers du terrain est devenue encore plus chirurgicale, avec 89 % de réussite (contre 74 % en première période). Cette métamorphose n’est pas le fruit du hasard et s’explique par les deux stratégies adoptées sur le terrain.

Après avoir ouvert le score à la 54e minute par l’intermédiaire de Anthony Gordon, l’Angleterre a choisi de gérer son avantage plutôt que de chercher à l’accroître – ce qui, concrètement, s’est traduit par un repli de ses lignes. Les changements opérés par Thomas Tuchel parlent d’eux-mêmes : il a fait entrer Ezri Konsa, Dan Burn et Nico O'Reilly, des profils résolument plus défensifs, alors que l’équipe perdait en capacité de relance.

Notes des joueurs
Notes des joueursFlashscore

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Côté argentin, la démarche a été inverse. Scaloni a rafraîchi son équipe avec des choix clairement offensifs comme Nico González, Gonzalo Montiel, Rodrigo De Paul, Nicolás Otamendi et surtout Lautaro Martínez, entré en jeu à la 81e minute pour renverser la situation onze minutes plus tard.

Le résultat de ce déséquilibre d’intentions a été une asphyxie qui n’a cessé de s’accentuer. L’Argentine a fini par transformer sa domination étouffante en buts dans le dernier quart d’heure : Enzo Fernández a égalisé à la 85e minute et Lautaro Martínez a parachevé la remontée à la 90e+2’.

Mais la voie vers le succès était déjà tracée depuis plus d’une demi-heure, avec une Angleterre de plus en plus acculée dans son propre camp et incapable de préserver l’avantage acquis par Gordon.

La rencontre s’est achevée sur le score de 2-1, mais le bilan des tirs (5 contre 15 sur l’ensemble du match), quasiment concentré lors de la seconde période à sens unique de l’Argentine, explique mieux que n’importe quelle autre statistique pourquoi ce retournement de situation est devenu, à un moment donné, inévitable.

Impulsion offensive du match
Impulsion offensive du matchOpta by Stats Perform