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Entre ambitions fortes et restrictions financières, l'OL joue déjà gros contre le Sparta

Clinton Mata contre le Betis, la semaine dernière.
Clinton Mata contre le Betis, la semaine dernière.JOAQUIN CORCHERO / SPAIN DPPI / DPPI VIA AFP

Après une saison achevée à une belle quatrième place en Ligue 1 malgré une surveillance financière importante, l'Olympique Lyonnais vit une pré-saison intense. A l'assaut du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions, les Gones sont favoris contre le Sparta Prague mais ce match aller à Prague arrive dans un contexte sportif délicat.

La pré-saison semblait encourageante. Les Gones sont repartis au travail avec une seule idée en tête : être compétitifs et ceci en dépit de moyens financiers limités. Avec une idée de jeu précise et claire, fondée sur un pressing haut, ils espéraient se rassurer avant le rendez-vous des barrages de Ligue des champions face au Sparta Prague. Mais, c'était sans compter sur une lourde défaite face au Betis la semaine dernière (4-0). A l'heure de son plus grand défi, où en est l'Oympique Lyonnais

Un mercato optimiste, des renforts encore attendus

Le plus gros manque à combler suite à ce mercato estival, c'est bien sûr celui d'Endrick. Prêté six mois par le Real Madrid, le Brésilien a apporté son côté explosif, sa qualité de dribble et de percussion, mais aussi son efficacité qui ont considérablement amélioré les offensives lyonnaises, malgré quelques doutes et des critiques après des débuts fulgurants. Comme toute bonne chose a une fin, l'attaquant est retourné en Espagne. 

Il n'a pas été le seul. Afonso Moreira a également quitté le club. En quête de liquidités, l'OL n'a pas pu refuser une très bonne offre du Bayer Leverkusen (33,6 millions d'euros, bonus compris), malgré l'importance qu'avait le jeune Portugais. Là aussi, son absence se fait forcément ressentir. De plus, Adam Karabec a aussi été rappelé de prêt. S'il évoluait davantage au milieu de terrain, sa contribution manquera forcément, lui qui avait réalisé une saison 2025-26 solide.

Cependant, y faire face n'est pas facile. Toujours limité financièrement, l'OL doit penser intelligemment. Les prêts sont priorisés pour apporter des ajouts à une ossature déjà en place (Corentin Tolisso, Clinton Mata, Tyler Morton, Tanner Tessman).

Ainsi, le club a pu faire venir Loïs Openda en provenance de la Juventus pour pallier son déficit offensif, tandis que  Mads Bidstrup et Julien Duranville sont chargés d'apporter de nouveaux leviers. Fraîchement arrivé ce week-end, Félix Bacher apportera plus d'options en défense centrale.

Il manque a minima un milieu créatif, voire latéral en cas de départ. Le risque de devoir vendre à nouveau est plutôt élevé. D'ailleurs, des rumeurs évoquent un départ de Malick Fofana. En somme, l'OL fait surtout ce qu'il peut.

Une bonne nouvelle pourrait arriver d'outre-Manche : si le transfert de Bruno Guimaraes à Arsenal se matérialise, le club rhodanien récupérera un peu plus de 8 millions d'euros). Une véritable aubaine.

Une idée de jeu claire

L'atout que conserve Lyon avant sa grande première échéance de l'année, c'est Paulo Fonseca. En poste depuis déjà deux saisons, l'entraîneur sait ce qu'il a à faire. Il a même rapidement exprimé et démontré ce qu'il attendait de ses joueurs : un jeu toujours porté vers l'avant, de la verticalité, un pressing important et la maîtrise du ballon.

Cela a plutôt bien fonctionné au mois de juillet, avec peu de joueurs certes, mais 4 victoires en 6 matchs pour l'OL. Un succès 2-0 face à Wolfsburg a d'ailleurs été bien accueilli par l'équipe. Mais l'optimisme a été de courte durée. La raclée (4-0) prise contre le Betis la semaine dernière a secoué les troupes. Acculé, le milieu de terrain s'est laissé déborder pour le plus grand plaisir des Verdiblancos. Une attention particulière devrait donc être accordée à l'entrejeu lors ce 3e tour préliminaire de la Ligue des champions.

Un aspect plus défensif pourrait aussi être présenté en République tchèque. Le manque de rythme des recrues le favoriserait sans pour autant effacer le désir d'évoluer offensivement. D'autant plus que l'autre équipe à avoir battu l'OL lors de cette pré-saison a été... le Slavia Prague (2-0). Affronter le rival ne sera pas facile non plus.

"J’attends des joueurs. Nous connaissons notre restriction (...) Nous avons beaucoup de jeunes joueurs, d'autres peuvent arriver", a glissé Fonseca après la victoire face à Wolfsburg. Il a aussi pointé les soucis après la défaite de mercredi dernier. "Les sensations sont négatives. Je pense que nous avons rencontré des difficultés dans beaucoup de secteurs. Nous devons bien réfléchir à ce que nous allons faire lors du prochain match, car si nous jouons avec cet état d’esprit, ce sera difficile. Parfois, un résultat négatif peut aussi apporter des choses positives. Naturellement, je pense que nous devons faire davantage".

Une compétitivité affichée, une stabilité recherchée

Le changement de propriétaire du club en juin 2026 (Michele Kang a pris ses fonctions) signale le début d'une nouvelle ère pour les Lyonnais. Contrainte à "un encadrement de la masse salariale au budget de reprise à la suite du changement de contrôle du club", elle adopte une stratégie de transferts limitée. Elle veut aussi investir dans "l'académie, le développement des jeunes talents, l'équipe première et l'infrastructure."

Ses objectifs sont également de "terminer la restructuration et assurer la stabilité du club". L'OL a d'ailleurs annoncé la semaine dernière la "nouvelle organisation du département performance et médical". Preuve que la transition commence à être amorcée.

Pour parvenir à réduire la grosse dette du club (qui était de 200 millions d'euros en 2024-25), les résultats sportifs doivent venir. Par conséquent, l'ambition est de s'installer durablement en haut du tableau de la Ligue 1 et d'aller chercher cette qualification pour la phase de championnat de la Ligue des champions. Sans ça, la fin de l'été risque d''être brûlant.