L'exploit inédit de Marc Márquez
Jamais un pilote n'avait réussi un tel Grand Chelem. Si Marc Márquez y était parvenu avec l'ancienne formule (donc sans la sprint) au Sachsenring en 2015, depuis, personne n'avait signé les meilleurs chronos de toutes les séances (essais libres 1 et 2, practice, qualifications, warm up) et remporté le Grand Prix le dimanche. MM93 y a ajouté la sprint du samedi.
Sur le circuit d'Aragon qui tourne majoritairement à gauche et où il avait retrouvé le chemin de la victoire après une disette de plus de 1000 jours, le Catalan a mis trois dixièmes à son frère dès la première séance d'essais libres et il n'a pas lâché la bride. La caractéristique de la piste a grandement aidé M.Márquez, un grand spécialiste de la chose.
Bagnaia en demi-teinte
Francesco Bagnaia n'aime pas la course sprint. Ce format lui a coûté un troisième la saison dernière alors qu'il a surdominé le Grand Prix du dimanche et la situation perdure. Quatrième sur la grille, le Turinois s'est fourvoyé et a terminé 12e, notamment après avoir manqué une trajectoire dans le 4e tour.
Le dimanche, Pecco a retrouvé son niveau, remportant sa bataille avec Pedro Acosta qui l'a longtemps menacé pour la 3e place. Un résultat plus en adéquation avec son statut mais qui occulte seulement à moitié sa perte de vitesse par rapport à Álex Márquez, deux fois deuxième, qui compte désormais 61 points d'avance. A priori, Bagnaia va se battre pour être 3e du classement des pilotes. Sous contrat jusqu'en 2026, sa situation est sur la corde sensible.
Un weekend à oublier pour les Français
12e sur la grille, 16e de la sprint à près de 20 secondes de M.Márquez, une chute au 8e tour le dimanche : Johann Zarco n'a pas été à la fête après avoir remporté le GP de France et terminé 2e à Silverstone. Son body language et même ses propos avant le début du Grand Prix ne suscitaient aucun optimisme chez lui et cette première incursion en Espagne a laissé plus de doutes que de certitudes pour le pilote LCR.
Avec une 9e de la Q2 à 13 centièmes de la 3e place sur la grille, Fabio Quartararo n'avait pas été payé et même si, après trois pole position consécutives, El Diablo était en retrait, il pouvait tirer son épingle du jeu en course. 11e samedi, au sol dans la 12e boucle dimanche : le Niçois repart du MotorLand sans point et confirme sa difficulté à scorer.
