Aller au contenu principal

Raúl Fernández : le défi d'une belle saison et la préparation pour l'avenir

Raúl Fernández à Silverstone.
Raúl Fernández à Silverstone.REUTERS/Paul Childs

Auteur d'une très bonne année chez Trackhouse, Raúl Fernández est toujours lancé à la poursuite d'un classement d'exception. Désormais 6e derrière Fabio Di Giannantonio, il espère revenir sur son adversaire, et pourquoi pas, aller chercher Marc Marquez (4e).

Il impressionne cette année. Sur sa moto Trackhouse Aprilia, Raúl Fernández n'a cessé de foncer et de se développer. A l'heure de la relance en Aragon, l'Espagnol doit confirmer afin de ne pas finir par gâcher tous les efforts qu'il a mis en place tout au long de la saison. Pire, il doit montrer qu'il saura toujours répondre présent face à la concurrence, notamment en se positionnant comme homme de l'écurie en attendant la venue d'Enea Bastianini l'an prochain.

Sa victoire en Grande-Bretagne

Il n'y a pas à tergiverser longtemps. Le pilote espagnol connaît un très beau parcours cette année. A l'aise sur sa moto, il n'a pas hésité à se lancer à la poursuite des premières places, et ce, malgré la réussite de son coéquipier, Ai Ogura. Moins enclin aux chutes, il est parvenu à apparaître comme candidat sérieux au podium, et grappiller 184 pts (soit 56 de moins que Jorge Martin, actuel leader). 

D'ailleurs, Fernández a récemment vécu sa première victoire. En Grande-Bretagne, le coureur a fait preuve de résilience et s'est littéralement relevé après une course sprint compliquée. Montant sur la première marche du podium, il a prouvé qu'il pouvait se trouver là où on ne l'attendait pas.

Il peut désormais rouler en prétendant à encore plus. Son premier but sera de rattraper et dépasser Fabio Di Giannantonio au classement pilotes (+15 pts). Il aura ensuite l'occasion de faire pression sur les autres forces du tableau, dont Marc Marquez (+16 pts).

Et son succès, il n'est pas mieux compté que par ses concurrents."Raul a eu plus de couilles que tous les autres lors des cinq premiers tours à Silverstone en disant : 'Je me contenterai de l’usure du pneu arrière, j’y vais et je gérerai'", a dévoilé récemment Cal Crutchlow. "Certains étaient prêts à faire pression, tandis que les autres ne l’étaient probablement pas. Ca fait la différence."

Une belle preuve qu'à l'aube du rendez-vous en Aragon, le pilote est désormais considéré comme l'une des forces vives du plateau.

Montrer les muscles ?

Fernández a été prolongé courant août alors même qu'un mouvement vers Tech3 était au coeur des rumeurs. En lui accordant plus de temps au sein de l'équipe, les dirigeants l'ont mis dans les meilleures dispositions : celles de briller encore plus. 

Alors préparera-t-il également l'avenir en roulant aujourd'hui ? Il semblerait que cela soit le cas. Le coureur a beau parfois souffrir d'irrégularité, il est l'un des plus rapides de la grille. Un atout qu'on ne doit pas laisser passer. De plus, conserver un pilote - étant donné qu'Ogura part chez Yamaha - dans un contexte de nouvelles régulations sera bénéfique. S'il est à l'aise actuellement, il devrait trouver son rythme plus tard, et ce, quand bien même le passage aux nouveaux moteurs et pneus survient. 

Ce lundi, l'officialisation de la venue d'Enea Bastianini la saison prochaine a confirmé ce désir. L'Italien étant plus "technique", "patient" et moins "fonceur", les deux profils devraient être complémentaires. 

En outre, le pilote aurait tout à montrer et gagner encore avant la fin de l'année. La rentrée 2027 ne serait que plus intéressante.