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"Ça se joue à très peu de choses" entre Mbappé et Kane : les coulisses du vote du Ballon d'or

"Ça se joue à très peu de choses", le patron de France Football décrypte les coulisses du Ballon d'or
"Ça se joue à très peu de choses", le patron de France Football décrypte les coulisses du Ballon d'orReuters

Le soir-même de la cérémonie du Ballon d'Or, le rédacteur en chef de France Football, Vincent Garcia, est revenu sur l'antenne de la chaîne L'Équipe sur la mécanique des votes et l'extrême proximité des scores entre Harry Kane et Kylian Mbappé.

Alors que la planète football continue de débattre des résultats, les coulisses du scrutin révèlent un suspense palpitant et des écarts microscopiques. Au cœur des discussions : la bataille acharnée sur le podium et le fameux "piège" du titre collectif pour les joueurs espagnols.

Kane-Mbappé : un duel encore plus serré que Rodri-Vinicius

Chaque point compte, et cette année plus que jamais. Interrogé sur les écarts au sommet du classement, Vincent Garcia a confirmé que la lutte pour les places d'honneur entre l'attaquant du Bayern Munich et le capitaine des Bleus s'était jouée dans un mouchoir de poche.

"Cette année il y avait plusieurs prétendants sérieux. Pour les deux plus proches, c’est-à-dire Harry Kane et Kylian Mbappé, ça se joue vraiment à très peu de choses cette année. L'écart de points entre Kane et Mbappé est moindre par rapport à celui entre Rodri et Vinicius en 2024. C'était 41 points et ce n'était déjà pas beaucoup à l'époque", a précisé Vincent Garcia.

Pour rappel, l'édition 2024 avait marqué les mémoires par la victoire sur le fil du milieu espagnol face au Brésilien du Real Madrid, pour seulement 41 points d'écart. Un très faible écart car chacun des 99 votants (sur 100 possible) attribuait, cette année, 15 points pour le 1er, puis 12, 10, 8, 7, 5, 4, 3, 2 et 1. Les détails chiffrés de chaque bulletin de ce Ballon d'or 2026 seront dévoilés ce samedi dans le magazine France Football.

Le piège du collectif : quand l'Espagne disperse ses voix

L'autre grand enseignement de ce vote réside dans la répartition des points au sein de la sélection espagnole. Comme souvent après un grand sacre international, l'abondance de biens peut devenir un inconvénient pour les distinctions individuelles.

Vincent Garcia a analysé l'impact du parcours de la Roja sur les choix des 100 jurés internationaux :

"Si on analyse les votes, dans l'équipe d'Espagne qui a été championne du monde, il y a eu un partage de voix entre Rodri et Lamine Yamal. Rodri a pris des voix à Lamine sur ce vote", résume le patron du journal.

"Il y a eu un peu dispersion des voix entre les Espagnols. L'Espagne, c'était un collectif, donc dur de ressortir vraiment une performance individuelle. Sachant que Lamine Yamal est champion du monde mais a marqué un but, il a commencé blessé. Les jurés ont eu du mal à départager les Espagnols et à en ressortir un plutôt qu'un autre."

Rappel des règles du jeu

Pour comprendre comment ces écarts minuscules se façonnent, il faut rappeler le fonctionnement du système de vote du Ballon d'Or :

Un jury d'experts réduit : seuls les journalistes représentants des 100 premières nations au classement FIFA votent pour le trophée masculin.

Le barème de points : Chaque votant établit un Top 10. Les points sont distribués ainsi : 15, 12, 10, 8, 7, 5, 4, 3, 2 et 1 point.

Les 3 critères prépondérants :

Performances individuelles et caractère décisif/impressionnant.

Performances collectives et palmarès.

Classe et fair-play.

Le suspense prendra définitivement fin ce samedi avec la publication de l'intégralité des votes pays par pays dans l'édition spéciale de France Football.

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