Tony Parker a "des petits papillons" dans le ventre et "rêve" de la NBA

Tony Parker le 28 avril 2026.
Tony Parker le 28 avril 2026.MATTHIEU MIRVILLE/DPPI VIA AFP

Tony Parker a expliqué ce jeudi à l'AFP avoir ressenti pour la première fois depuis longtemps "des petits papillons dans le ventre" au moment de commencer sa carrière d'entraîneur, à la tête de l'équipe de France U17 qui s'apprête à disputer la Coupe du monde.

L'ancien meneur des San Antonio Spurs "rêve" ensuite d'entraîner en NBA, également au menu de l'entretien accordé à l'AFP quant à sa déclinaison qu'elle veut lancer en Europe. "La NBA Europe, c'est le dernier investissement" potentiellement rentable dans le sport selon Parker, président de l'Asvel candidate à une place de membre de la future ligue.

QUESTION : À quand remonte cette envie de devenir entraîneur ?

RÉPONSE : "Je réfléchis depuis bien deux ans à pivoter et à revenir sur le terrain. Ça me manquait, tout simplement. J'ai l'impression d'avoir encore plein de choses à partager. Et j'adore transmettre."

Q : L'objectif à terme est d'être coach principal en NBA ?

R : "C'est un rêve, un objectif. Après les jeunes (Mondial à Istanbul du 27 juin au 5 juillet, NDLR), j'hésite entre aller en NBA ou rester (à l'Asvel) pour la NBA Europe, qui est un projet très excitant. Pour l'instant, c'est l'excitation des premiers moments, ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti de petits papillons, le petit stress sur le premier match amical à l'Astroballe (le 13 juin contre la Côte d'Ivoire). C'était vraiment sympa comme moment."

Q : Serez-vous l'entraîneur de l'Asvel la saison prochaine ?

R : "J'y pense, c'est une de mes options, une des possibilités. Je pense que je prendrai ma décision à la fin du mois après avoir regardé toutes les offres, qui s'intensifient depuis que j'ai annoncé mon envie de coacher. Mais c'est vrai que l'option Asvel avec la perspective d'aller en NBA Europe est très excitante."

Q : Avez-vous des offres de NBA pour devenir assistant ?

R : "J'ai des discussions. Pour l'instant, je ne peux pas trop en parler."

Q : Vous avez discuté avec Thierry Henry ou encore Zinédine Zidane avant de vous lancer. Avez-vous échangé sur la difficulté, quand on a été un ancien grand joueur, à faire preuve de pédagogie et de patience face aux éventuelles erreurs techniques de vos joueurs ?

R : "Bien sûr, avec 'Titi' et les autres coachs. Je ne pense pas que j'aurai de difficultés par rapport à ça. J'arrive à bien faire la part des choses, à 'compartimenter'. Je sais très bien que des choses qui seraient logiques pour moi ne le seraient pas forcément pour d'autres joueurs. Quand tu es coach, il faut répéter, répéter, répéter, d'une différente façon, pour que les joueurs comprennent ta vision et où tu veux les emmener."

Q : Comment comptez-vous gérer la double casquette entraîneur et président ?

R : "Comme d'habitude. J'étais déjà joueur en même temps que président de l'Asvel (2014-2019, NDLR), donc ça ne changera rien."

Q : Vous ne comptez pas lâcher à terme la direction exécutive de l'Asvel, même en cas d'arrivée, en vue de la NBA Europe, d'un puissant fonds d'investissement qui pourrait vouloir obtenir le contrôle du club ?

R : "Non. Tout le monde est différent: des fonds aiment bien avoir la direction, d'autres ne veulent pas et souhaitent juste investir, et voir la valeur augmenter chaque année."

Q : Vous avez eu la garantie de conserver un rôle exécutif ?

R : "Oui, dans l'idée, c'est ce vers quoi on est en train d'aller."

Q : Cette nouvelle carrière est-elle liée à une éventuelle lassitude comme dirigeant après des dernières saisons compliquées pour l'Asvel ?

R : "Non, rien à voir. Parce que ça fait partie d'une vie de club d'avoir des hauts et des bas. J'ai envie de revenir sur le terrain."

Q : Vous êtes un fervent partisan de la NBA Europe, pour laquelle l'Asvel est candidate. N'avez-vous aucun doute sur son succès, même en cas d'échec des négociations avec l'Euroligue ?

R : "Non. Ce serait génial qu'il y ait un accord entre eux et que la NBA absorbe l'Euroligue. Après, la NBA a été claire sur le fait qu'ils lanceraient leur ligue avec ou sans (l'Euroligue). La NBA Europe est le dernier investissement raisonnable que tu peux faire dans le sport (en multipliant sa mise initiale) potentiellement par 10, 15, 20."

Q : Le modèle économique interroge cependant, puisque quasiment tous les clubs d'Euroligue perdent de l'argent. La NBA va, elle, réussir d'un coup de baguette magique ?

R : "C'est l'espoir qu'on a tous. Cette marque, elle est tellement puissante. Je le vois à mon petit niveau : quand on dit que la NBA va arriver, tu vois les étoiles dans les yeux des sponsors, tout le monde veut investir plus, tout le monde veut être de l'aventure. On va voir jusqu'où tout ça va prendre."