Quatrième round pour les NBA Finals. Mardi, les San Antonio Spurs ont évité la déculottée en s'imposant au Madison Square Garden après une rencontre inégale. Les Texans allaient-ils pouvoir revenir à égalité ? Les New York Knicks avaient raté le coche, mais pouvaient toujours faire un énorme pas vers le titre en cas de victoire à domicile cette nuit.
À ce sujet - Les Spurs réagissent enfin : victoire à New York au match 3, les NBA Finals relancées ?
Mais en moins de deux minutes, Karl-Anthony Towns prenait deux fautes (la deuxième sur un challenge osé), ce qui changeait la physionomie du début de rencontre. Devin Vassell en profitait pour enfiler les paniers derrière l'arc, et les Spurs menaient de 10 points en moins de trois minutes ! Il fallait bien ça pour réveiller les Knicks, qui mettaient enfin l'agressivité nécessaire pour une telle rencontre.
Festival historique des Spurs
Mais défensivement, New York était à la rue. Il pleuvait des trois points, la raquette était ouverte, et fatalement l'écart enflait devant la réussite au tir des visiteurs. Un premier quart-temps cauchemardesque, le mot était bien choisi, avec en prime une flagrante pour Mitchell Robinson, qui se faisait "manger" sur le terrain et dans la tête par Victor Wembanyama : 22-41 après 12 minutes !
Et ce n'était pas fini, avec deux paniers à trois points d'entrée de deuxième quart pour De'Aaron Fox. C'était la consternation dans le Garden : tout réussissait aux Spurs, les shoots, les calls, la soirée était déjà longue. Et hachée par les vérifications arbitrales, ce qui ne favorisait pas les tentatives de run des Knicks, dont le jeu n'était clairement pas léché.
Cela devenait douloureux à regarder pour les fans des Knicks, surtout quand l'écart frôlait les 30 points (29). Un écart qui était quasi intact à la pause (49-76) : on voyait mal comment San Antonio pouvait laisser échapper le match 4. Surtout avec le plus grand nombre de points jamais marqués en première mi-temps dans l'histoire des finales, et le plus grand nombre de tirs à trois points en une seule mi-temps en finale (14).
Les Knicks ont tout renversé !
Restait à endiguer une tentative de remontada des Knicks qui allait forcément finir par arriver. New York tentait de monter le volume, mais réussissait surtout à réduire quelque peu l'écart parce que l'adresse des Spurs baissait mécaniquement, après les hauteurs atteintes en première période : en peu de temps, le Madison Square Garden rugissait de nouveau après un 13-0 des Knicks !
Puisque les shoots ne rentraient plus, les Spurs retournaient attaquer le cercle, notamment via un toujours impactant Dylan Harper, et interrompaient la saignée. Et il le fallait, car Brunson commençait à prendre feu. Mais cette stratégie ne durait pas, et forcer à trois points mettait San Antonio en danger. Néanmoins, ils avaient encore bien les cartes en mains à la fin du troisième quart (75-90).
On attendait alors que le match s'enflamme définitivement… et les Spurs allaient alors au plus simple pour éviter cet état de fait : abreuver Victor Wembanyama de ballons dans la peinture. Une stratégie qui permettait de conserver leur avance, mais l'ensemble restait fragile. Et quand les trois points commençaient à rentrer côté New York, l'écart repassait sous les dix points : la fin de match s'annonçait sublime.
Avec, comme toujours, au centre des débats, Jalen Brunson. Le meneur All-Star enchaînait les pénétrations, mais c'est surtout OG Anunoby qui livrait une performance incroyable de justesse et redoutable à trois points (7/9). Quand Brunson ramenait les Knicks à un point, Josh Hart avait un layup facile en transition pour faire passer les Knicks devant et faire exploser le Garden, mais le manquait inexplicablement.
Néanmoins, deux lancers ratés de Wembanyama plus tard, Brunson mettait enfin les siens en tête avec à peine plus d'une minute à jouer. La fin de match était dantesque, Stephon Castle rentrait deux lancers, puis Fox interceptait mais ne concluait pas en transition. Balle de match Knicks, Brunson ratait son trois points mais OG Anunoby, héros du soir, allait surgir pour la claquette gagnante. Incroyable ! 107-106, la plus grande remontée de l'histoire : les Knicks ont une main sur le Larry O'Brien Trophy !
