Le grand soir pour les New York Knicks ? Après l'incroyable comeback du match 4 à domicile, ils allaient disposer de trois balles de match pour aller chercher leur premier titre NBA depuis 1973. La première cette nuit, sur le parquet des San Antonio Spurs. Ces derniers étaient clairement touchés : allaient-ils couler pour de bon ?
À ce sujet - Les Spurs gâchent une avance de 29 points, les Knicks à une victoire du titre NBA !
Un début de match tendu, entre pertes de balles et sélection de tirs douteuse : il fallait attendre plus de deux minutes pour voir Victor Wembanyama inscrire le premier panier de la rencontre. On sentait la volonté des Spurs de mettre beaucoup d'intensité, et comme depuis le début de la série, ils prenaient le meilleur départ, creusant rapidement un premier écart. Pendant ce temps, les Knicks démarraient la rencontre sur un affreux 2/18 au tir.
Première période décevante
Le premier quart-temps était terriblement décevant. Une bouillie de tirs manqués et de mauvais choix offensifs, et comme depuis le début des finales, New York était à la traîne en fin de premier quart (23-13). Les Knicks allaient se fracasser sur le mur Wembanyama, qui multipliait les contres. L'avance des Spurs enflait, enflait, une impression de déjà-vu.
Il n'y avait guère que Jalen Brunson qui rentrait des paniers. Mais il suffisait d'une période un peu plus compacte de la part des Knicks pour que l'avance commence à fondre. New York faisait le yo-yo, mais au vu de son niveau, s'en sortait plutôt bien à la pause : 42-37 sur un buzzer beater signé Devin Vassell. Un score qui traduisait bien ce qu'avait été cette première période, conclue à 28/88 au shoot en cumulé !
Les Knicks l'ont fait !
Et la deuxième repartait sur les mêmes bases. Néanmoins, les Spurs commençaient à insister un peu plus sur Wembanyama en attaque, et cela libérait de l'espace pour Julian Champagnie, qui retrouvait de l'adresse à trois points. Immédiatement, l'écart repartait à la hausse, et le niveau de jeu s'élevait enfin, les Knicks comprenant l'intérêt de ne pas laisser filer de nouveau.
Mais la défense texanne se faisait de plus en plus étouffante. L'écart montait à 15 points, le banc des Spurs, mené par un Dylan Harper toujours épatant, faisait très mal, alors qu'en face, Jalen Brunson était bien trop seul. Mais malgré des vents favorables, l'écart n'était toujours pas impressionnant en fin de troisième quart (72-65). Néanmoins, on sentait que les Spurs avaient les moyens de tuer le match, mais cela n'arrivait pas. De quoi craindre un scénario connu.
De quoi donner des idées à Brunson, qui était en feu. Et petit à petit, l'inéluctable se produisait : New York remontait, égalisait, et passait même devant grâce à son meneur vedette. Et pendant ce temps, les Spurs déjouaient de nouveau, laissant poindre la fin de la saison. La fin de match était suffocante, Dylan Harper égalisait à une minute de la fin mais les dernières attaques des Spurs manquaient de punch, de variété : leur chance semblait passée.
+4 à 20 secondes de la fin, mais les Knicks avaient laissé quelques lancers. Un putback de Castle relançait le suspense, Mikal Bridges manquait encore un lancer, mais Harper ne faisait pas mieux : OG Anunoby terminait le travail en tremblotant sur la ligne. 90-94, les Spurs auront clairement des regrets, mais c'est ainsi : plus constants, plus complets, les Knicks sont champions NBA !
