"Le football doit appartenir au public et ne pas passer sous le contrôle d'intérêts privés", a déclaré Xabi Alonso depuis Sydney (Australie) où son club est en tournée de pré-saison.
"Je crois que l'ensemble des acteurs du football partagent le même sentiment: nous voulons que ce sport reste un bien commun, accessible à tous et détenu par tous. J'espère donc que ça n'arrivera pas", a ajouté l'ancien milieu défensif et homme clé du premier titre mondial de la Roja.
"J'espère que nous parviendrons à préserver ce qui fait l'attrait et l'authenticité de notre sport. C'est justement cette authenticité qui suscite les émotions et les passions que nous avons vues lors de la Coupe du monde, de la Ligue des champions ou encore de la Premier League. Parce que ce sport appartient à tout le monde", a-t-il insisté.
La FIFA a présenté mardi à la surprise générale un projet visant à créer une société dénommée FIFA Forward Enterprise (FFE) et ouverte aux investisseurs privés qui serait chargée de gérer les activités commerciales (diffusion, sponsoring, billetterie, octroi de licences) et événementielles (Coupe du monde, Coupe du monde des clubs, etc.) de l'instance.
Les investissements privés pourraient s'élever jusqu'à environ 20% mais la FIFA en détiendrait le contrôle exclusif ainsi que "l'autorité exclusive" sur la gouvernance du football, les compétitions, le calendrier, les décisions réglementaires...
Malgré les critiques, notamment de l'UEFA qui a menacé "à l'unanimité" de ses 55 fédérations européennes de boycotter les prochaines Coupes du monde si ce projet était mené à bout, la FIFA a confirmé vendredi sa volonté de poursuivre sa mise en oeuvre, arguant de pharamineuses retombées financières.
