Le leader de la Premier League, City, a été reconnu coupable de plus de 100 infractions aux règles financières de la Premier League par une commission indépendante entre 2009 et 2018.
Le club a fait appel et nie toute faute, mais risque une lourde sanction s’il ne parvient pas à faire annuler le verdict.
Propriété du cheikh Mansour ben Zayed Al Nahyane, vice-président et vice-Premier ministre des Émirats arabes unis, City est devenu la force dominante du football anglais depuis son rachat en 2008.
"Nous avons le pouvoir de demander à un propriétaire de se retirer d’un club si nous estimons qu’il le dirige d’une manière qui n’est ni appropriée, ni équitable, ni intègre", a déclaré le président de l’IFR, David Kogan, au podcast 'The Rest is Football'.
Invité à préciser si un propriétaire pouvait refuser de céder ses parts, Kogan a ajouté : "Non. Nous avons le pouvoir absolu de l’y contraindre".
Kogan a également déclaré la semaine dernière qu’il démissionnerait en cas d’ingérence politique dans une enquête que l’IFR pourrait mener sur City.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a été critiqué pour ses premiers commentaires sur le verdict de culpabilité concernant City. Il avait déclaré qu’il serait "vraiment préoccupé" si les propriétaires émiratis du club quittaient ce dernier à la suite du verdict.
Downing Street a ensuite dû faire marche arrière, en assurant que personne n’était "au-dessus des règles".
Burnham, qui a été maire du Grand Manchester de 2017 à juin 2026, a depuis publié l’ensemble de ses échanges avec la direction de City.
Mais cette affaire place le gouvernement britannique face à un délicat exercice d’équilibre. Il doit préserver ses liens de longue date avec les Émirats sans interférer avec l’indépendance de la procédure disciplinaire visant City.
