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Place à la 12e étape du Tour de France 2026, possiblement la dernière opportunité pour les sprinteurs de s'exprimer. Mais les baroudeurs avaient aussi leur mot à dire, et l'on pouvait s'attendre à une grande bataille pour prendre l'échappée en début d'étape.
Et ce fut le cas. On a vu beaucoup de noms attendus tenter leur chance. Des spécialistes de l'échappée comme Mauro Schmid (Team Jayco AlUla), Kasper Asgreen (EF Education - EasyPost), Xabier Mikel Azparren (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) ou Joshua Tarling (Netcompany INEOS), forçant le peloton à plusieurs efforts intenses. Mais la finalité était décevante : le peloton laissait partir un seul coureur, toujours le même. Élu coureur le plus combatif de la première semaine, Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché) tentait de nouveau sa chance en solitaire.
Tim Merlier encore au-dessus
L'avance n'excédait pas deux minutes : le peloton cadenassait la course jusqu'au sprint intermédiaire, dans lequel Mads Pedersen (Lidl - Trek) venait rafler 20 points de plus. Mais la course s'animait de nouveau à l'issue, avec de nombreuses attaques, jusqu'à voir sortir un groupe de trois coureurs : Damiano Caruso (Bahrain - Victorious), Ewen Costiou (Groupama - FDJ United) et Mattéo Vercher (TotalEnergies), qui revenaient facilement sur l'homme de tête.
Un quatuor qui allait cependant être tenu en laisse : jamais plus de deux minutes d'avance, avec en prime une pluie battante qui s'abattait subitement. Quand le soleil revenait, l'échappée était condamnée. Veistroffer et Costiou tentaient de faire durer le plaisir, puis le deuxième nommé rendait les armes à son tour. Alors que le peloton n'était plus qu'à 30 secondes, Quinn Simmons (Lidl - Trek) réveillait la course d'une attaque inattendue.
De quoi provoquer une multitude d'attaques, et la constitution d'un groupe de costauds, avec Per Strand Hagenes (Team Visma | Lease a Bike), Mathias Vacek (Lidl - Trek), Daan Hoole (Decathlon CMA CGM Team), Davide Ballerini (XDS Astana Team), Robert Stannard (Bahrain - Victorious), Filippo Ganna (Netcompany INEOS), Tim Marsman (Alpecin - Premier Tech), Mauro Schmid (Team Jayco AlUla), Lewis Askey (NSN Cycling Team), Jenno Berckmoes (Lotto Intermarché), Alex Kirsch (Cofidis), Fred Wright (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) et Robbe Dhondt (Team Picnic PostNL).
Un groupe intéressant sur le papier, mais avec bien trop d'équipiers de sprinteurs en guise de poids morts pour que cela aille au bout. Restait la Côte de Montagny-lès-Buxy
(2.5 km à 3.9 %). Quinn Simmons en remettait pour étirer le peloton au maximum, la course devenait alors totalement débridée, Lidl-Trek harcelait le peloton : il semblait que le sprint n'était pas si évident et qu'une attaque pouvait être décisive.
Sauf que cela n'allait pas être le cas : une nouvelle fois, les sprinteurs allaient être à la fête, et une nouvelle fois, en évitant une chute, Tim Merlier (Soudal Quick-Step) atomisait la concurrence, sans train, sans aide, sauf celle de ses cuisses. Une victoire, la troisième pour le sprinteur belge, impérial sur les arrivés plates sur ce Tour de France.
Pourtant encore une fois parfaitement emmené par son équipe, Jasper Philipsen (Alpecin - Premier Tech), troisième derrière Olav Kooij (Decathlon CMA CGM Team) risque de rentrer bredouille.
