Lois Boisson baisse logiquement pavillon contre Victoria Mboko à Strasbourg

Lois Boisson, toujours des questions.
Lois Boisson, toujours des questions.REUTERS/Claudia Greco

Sans avoir à rougir de sa performance, Lois Boisson a subi la loi de la nᵒ 9 mondiale, Victoria Mboko. Sans que l'on sache vraiment si cela est rassurant à l'aube de Roland-Garros.

Dimanche, Lois Boisson avait enfin remporté son premier succès de la saison au premier tour du WTA 500 de Strasbourg, en dominant logiquement Wang Xinyu. Une issue nécessaire à quelques jours de défendre les points de sa demi-finale historique à Roland-Garros. Mais l'adversaire du jour était d'un calibre bien supérieur : Victoria Mboko, révélation récente, top 10 et tête de série n°1.

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L'occasion de vérifier le niveau réel de la Française. Après le premier set, on n'était pas totalement rassurés. Il y avait de bonnes choses, le coup droit bombé semblait revenir progressivement, elle distillait quelques amorties de qualité, et globalement, elle tenait relativement bien l'échange. Mais impossible d'aller quelque part avec 24 fautes directes en un set. 

Le doute persiste

Si elle avait débreaké une fois, Boisson était trop friable au service, avec quelques doubles fautes malvenues. Après ce premier avertissement, Mboko serrait le jeu sur son engagement et empochait la première manche sans coup férir. Et quand elle breakait d'entrée du deuxième, la cause paraissait entendue. Mais la Française débreakait immédiatement, et lançait enfin son match. 

Mais cela ne durait pas. À la première mini-baisse de régime, la Canadienne récupérait son précieux break, avec une méthode simple : frapper plus fort. Et cette fois, en tête, elle ne laissait plus de place au doute. La Française tentait bien de résister, sauvait deux balles de match, mais devait se rendre à l'évidence : elle ne pouvait pas faire grand-chose de plus. 

Lois Boisson s'incline donc 6-4, 6-3, de façon fort logique, contre une adversaire plus forte, mieux classée, et en confiance. Il y a eu du bon et du moins bon, mais ce match ne change pas grand-chose au final : il y a peu de chances que la Française défende en totalité les 800 points de sa demi-finale parisienne de l'an dernier…