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Première Française à se qualifier au deuxième tour de Roland-Garros mardi, Elsa Jacquemot savait que sa durée dans le tournoi était limitée. Le tirage au sort avait placé sur sa route rien de moins que la n°1 mondiale, Aryna Sabalenka. Pourtant, la Française n'avait pas caché son ambition en conférence de presse : exploit à venir ?
En tout cas, elle tentait de vivre selon ses idées et était la première à se procurer des balles de break dès le troisième jeu. Deux, pour être exact, mais qui ne seraient pas converties. Et comme c'est arrivé un millier de fois dans l'histoire, elle cédait sa mise en jeu dans la foulée, coupable d'avoir baissé la cadence au service. Ce qui n'était pas attendu en revanche, c'est qu'elle débreake immédiatement et revienne à 3-3.
Un set et c'est tout
Le problème, contre une joueuse comme Sabalenka à la puissance démesurée, c'est que vous êtes en danger dès que votre première ne passe pas. Et puisque la Biélorusse mettait en jeu la première, la Française allait être contrainte de servir deux fois pour rester dans le set. La première fois, l'édifice se fissurait, la deuxième, il s'écroulait...
Loin de désarmer, Jacquemot repartait au combat, obtenait trois balles de break d'entrée de deuxième manche, mais ne saisissait pas l'occasion. On craignait alors la dégelée, et le break tombait dans la foulée pour la n°1 mondiale. Il n'y avait alors plus guère de suspense : la Française avait possiblement fait douter sa rivale pendant une manche, mais l'écart de niveau ressurgissait.
Ipso facto, Aryna Sabalenka terminait le travail, malgré une belle tremblote au moment de servir pour le match. Comme quoi, ça n'arrive pas qu'aux autres… 7-5, 6-2, résultat logique. Elsa Jacquemot n'a pas à rougir, elle a tenu tête pendant une manche à la meilleure joueuse du monde. De quoi espérer pour l'avenir, surtout qu'elle tienne ce niveau qui vaut largement le top 40, voire mieux…
