"Ce n'est jamais facile de reprendre, de commencer un nouveau tournoi. À chaque fois, les conditions sont différentes. Après, bien sûr, une fois que je trouve mon rythme dans un tournoi en général, je suis dur à battre, mais il faut le trouver, ce n'est pas facile", a expliqué le N°1 français, revenu cette semaine dans le top 20 mondial (17ᵉ).
Avant de retrouver éventuellement Sinner, a-t-il prévenu, "j'ai d'abord deux matches à gagner, avec un premier match pas facile contre un Italien (Luca Nardi ou Andrea Pellegrino, NDLR) où je vais me prendre un petit chaudron, ça va être cool".
"Je suis d'abord concentré sur le premier tour et puis si ça doit arriver (d'affronter Sinner), ça arrivera", a insisté Fils, qui reste sur une défaite précisément contre l'Italien en demi-finales du Masters 1000 de Madrid (6-2, 6-4).
Sinner aborde le dernier tournoi d'envergure avant Roland-Garros (24 mai-7 juin) en grand favori, puisqu'il vient de remporter les cinq derniers Masters 1000 au calendrier et arrive au Foro Italico sur une série de 23 victoires consécutives.
Depuis son retour sur le circuit après une absence de huit mois pour soigner son dos, Fils, 21 ans, a fait lui forte impression : il a remporté un titre (Barcelone) et a atteint le dernier carré à quatre reprises, à Doha, Miami, Barcelone et Madrid.
"Je ne suis pas forcément surpris, a-t-il assuré. Bien sûr, ce sont les meilleurs résultats que j'ai jamais eus en carrière, mais après je sais à quel point on a travaillé pendant ces huit mois avec toute l'équipe. Je savais qu'à un moment donné, ça allait arriver. Que ça arrive aussi vite après une reprise, c'est très rare, je touche du bois, j'espère que ça va continuer."
