Représentée par son président Gilles Moretton, son directeur général Stéphane Morel et la directrice de Roland-Garros Amélie Mauresmo, la Fédération française de tennis (FFT) "a accepté de négocier directement avec les joueurs" engagés dans le mouvement de contestation, parmi lesquels figurent notamment Jannik Sinner et Aryna Sabalenka, a affirmé cette source.
La FFT, qui organisatrice le Grand Chelem parisien, "s'est engagée à répondre aux propositions des joueurs dans les prochaines semaines", a-t-elle encore assuré.
Depuis le mois de mars 2025, un groupe d'une vingtaine de joueurs parmi les mieux classés des circuits ATP et WTA essaient d'obtenir une plus grande part des revenus dégagés par les tournois du Grand Chelem.
Les joueurs mobilisés demandent à toucher 22% de ces revenus d'ici 2030, contre environ 15% à l'heure actuelle.
Pour manifester leur mécontentement, vingt joueurs avaient annoncé leur intention d'écourter à quinze minutes leurs obligations médiatiques vendredi et samedi, lors des deux journées dédiées aux conférences de presse et interviews d'avant-tournoi à Roland-Garros.
Une menace qui n'a été que partiellement mise à exécution, la Russe Mirra Andreeva (8e mondiale) dépassant par exemple largement ce délai de quinze minutes.
Les représentants des meilleurs joueurs mondiaux, principalement des agents, ont désormais prévu de rencontrer les organisateurs de Wimbledon et de l'US Open lors de deux réunions distinctes qui devraient se dérouler vers la fin de la quinzaine de Roland-Garros. Aucune réunion n'est en revanche prévue à ce stade avec les organisateurs de l'Open d'Australie.
En complément d'un partage plus favorable des revenus en Grand Chelem, les stars du circuit réclament également d'être associés plus étroitement aux principales décisions des quatre tournois phares du tennis mondial.
Ils souhaitent enfin que les tournois du Grand Chelem investissent davantage pour le "bien-être" des joueurs, un terme qui englobe notamment leur couverture santé ou leur retraite.
