Un outsider allait gagner le Masters 1000 canadien : pourquoi pas Arthur Fils ? Le n°1 français semblait en pleine possession de ses moyens et sûr de son jeu, mais son quart de finale s'annonçait périlleux. En face, Rafael Jódar, révélation de la saison, et qui venait de battre le Tricolore à Washington. Un sacré challenge donc pour le Français.

Mais en début de match, impossible de le relever. Pris de vitesse, imprécis, débordé, Fils lâchait trop de points et son service dès sa première mise en jeu. Mené 3-0, il fallait réagir. Le Français était sur un fil, sauvait une multitude de balles de double break, tenait mieux à l'échange, et finissait par renverser la situation. D'un coup, Jódar faisait plus de fautes, et le débreak arrivait finalement logiquement.
Fils trop court
Revenu à 4-4, le momentum semblait en sa faveur… jusqu'à une interruption par la pluie. De quoi gâcher sa dynamique, mais il serrait les dents et le jeu pour aller chercher un tiebreak. C'est là qu'il retombait dans ses travers, commettait trop de fautes, et Jódar appuyait là où ça fait mal pour clore la manche.
Visiblement frustré, Arthur Fils lâchait rapidement son service, dès le troisième jeu, et fracassait sa raquette dans la foulée.
Un geste salvateur : il débreakait immédiatement, retrouvait de l'allant et semblait même prendre la mesure de son rival. Mais il suffisait de quelques points avec moins d'intensité et l'Espagnol s'engouffrait dans la brèche pour reprendre la mise en jeu française.
Les balles de débreak manquées à 4-3 sonnaient le glas des espérances d'Arthur Fils, qui rendait les armes 7-6 (5), 6-3. Dommage, car le Français n'était pas loin du compte, mais il manque encore un peu de constance, et contre un adversaire en pleine bourre, cela a fait la différence.
