Sacré comme en 2020 et en 2023, Rémi Cavagna a pris le dessus sur l'autre expert français du chrono, Bruno Armirail, double tenant du titre.
Dès les premiers kilomètres et premiers temps intermédiaires, il est vite apparu que le coureur de la formation Groupama-FDJ United était au-dessus de la concurrence.
En l'absence d'autres cadors, Paul Seixas qui se réserve pour le Tour de France et Kevin Vauquelin forfait en raison d'un virus, Cavagna a bouclé les 29 kilomètres d'un parcours vallonné à la moyenne de 48 km/h pour devancer Armirail de 49 secondes.
"L'ennemi, c'était plus la chaleur (33 degrés, ndlr) plutôt que le parcours même s'il était difficile", a expliqué le TGV de Clermont-Ferrand au micro d'Eurosport.
Brillant troisième du chrono du Tour d'Italie fin mai, Cavagna avait été contraint à l'abandon la semaine passée à la veille du contre-la-montre du Tour de Suisse.
"C'est une déception car j'en avais fait un objectif avant d'observer une coupure ces prochaines semaines. Mais j'ai été victime d'une insolation lors de la 3e étape. Je n'étais même pas sûr de m'aligner aujourd'hui . Finalement, j'ai bien fait d'écouter mon entraîneur", a ajouté le rouleur de la formation Groupama qui a classé quatre coureurs parmi les six premiers.
"Il fallait boire"
Côté féminin, Célia Le Mouël a créé la surprise en devançant les favorites pour s'emparer du titre, son premier succès chez les professionnelles à 25 ans.
La Bretonne a dominé les trois coureuses les plus souvent citées pour le sacre : Maeva Squiban, deuxième à 11 secondes, la tenante du titre Cédrine Kerbaol qui a complété le podium à 24 secondes, et la leader de l'équipe FDJ-Suez Juliette Berthet, quatrième à 32 secondes.
"En général, je suis rarement bien sous la chaleur... Je suis Bretonne, a souri la rouleuse de l'équipe Ma Petite Entreprise. Faire le Tour de Suisse la semaine passée sous le soleil, cela a servi à m'adapter. Et puis, l'équipe a mis du monde sur la route pour m'arroser. Je m'en fichais un peu de l'aéro, il fallait boire".
