Pavlovic - Kimmich, un double pivot complémentaire pour contrôler le rythme du match

Aleksandar Pavlovic et Joshua Kimmich
Aleksandar Pavlovic et Joshua KimmichREUTERS/Kai Pfaffenbach

Aleksandar Pavlovic et Joshua Kimmich évoluent à un très haut niveau avec le Bayern mais le scénario du match aller contre le PSG a déstabilisé l'ensemble de la tactique bavaroise. Vincent Kompany veut retrouver de la maîtrise pour éviter le déséquilibre insufflé par les attaquants parisiens.

Les milieux défensifs réussissent leurs matches quand on ne les voit pas. Dans ce registre, le double pivot Joshua Kimmich - Aleksandar Pavlovic excelle. Lors de la double confrontation contre le Real Madrid et lors de la demi-finale aller contre le PSG, le binôme a performé mais c'est surtout le cadet qui a surpris. 

Pavlovic, la révélation

À 22 ans, Pavlovic est devenu incontestable pour Vincent Kompany, avec 13 titularisations consécutives en Ligue des Champions. Les 1/4 de finale contre le Real Madrid constituaient un immense test. Finalement, il a impressionné. Plus enclin à aller au duel que Kimmich (19 disputés contre 9), le Munichois de naissance a agi comme une première lame, perdu très peu de ballons (7), été précis sur les ballons longs (6/6 sur l'ensemble des deux matches) comme dans le jeu court avec 92 % de passes réussies à l'aller (72/78) et 95 % au retour (93/98). Pour couronner le tout, il égalise à l'Allianz Arena, seulement 5 minutes après la bévue de Manuel Neuer. Le passeur sur le corner ? Kimmich évidemment. 

Contre le PSG, Pavlovic a moins touché de ballons mais son rendement a de nouveau été conséquent, avec 95 % de passes complétées (62/65), 6 tacles gagnés, 8 duels remportés sur 12, 2 passes clefs dont 1 décisive, seulement 5 ballons perdus et aucune faute commise. 

Si Kimmich a adressé une passe décisive à Dayot Upamecano pour revenir à 5-3, la partition de l'aîné a été moins complète, notamment dans l'impact (2 duels remportés sur 7), mais son jeu long a été très utile au Bayern (9/12, les trois ballons non complétés étant des centres). En revanche, après avoir eu un déchet inhabituel contre les Vikingos avec 37 ballons perdus en deux matches, il est revenu à ses standards, avec 8 pertes. 

Le contrôle du rythme, le besoin principal du Bayern

Le paradoxe de cette entente, c'est que malgré le placement de Jamal Musiala et Harry Kane (dont la position moyenne se confond), le Bayern a été déséquilibré, principalement parce que le PSG a constamment cherché à mettre du rythme pour mettre les Bavarois hors de position.

Position moyenne du Bayern contre le PSG / Pavlovic (45) et Kimmich (6) ont évolué au niveau de la ligne médiane, aidé par des décrochages de Musiala (10) et Kane (9)
Position moyenne du Bayern contre le PSG / Pavlovic (45) et Kimmich (6) ont évolué au niveau de la ligne médiane, aidé par des décrochages de Musiala (10) et Kane (9)Stats Perform / Opta

Cela tient aussi au fait que les Parisiens ont un jeu beaucoup plus liquide et polymorphe que celui du Real Madrid, ce qui a autorisé le double pivot à évoluer principalement dans le camp merengue. 

Le Bayern a été plus compact contre le Real Madrid
Le Bayern a été plus compact contre le Real MadridStats Perform / Opta

Le déroulé du match aller a été défavorable à Kompany, peut-être parce qu'il était suspendu et en tribune. La deuxième manche à domicile doit permettre au Bayern de retrouver le contrôle de la rencontre. Car même avec un double pivot performant, le jeu hors position bénéficie toujours au PSG, sans doute la meilleure équipe du monde dans ce registre. 

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